Le coma artificiel est aussi appelé « sédation » : sédatif ou hypnotique sont utilisés par un médecin pour endormir le patient. Le coma artificiel peut durer de quelques heures à quelques jours selon l’état du malade, voire une ou deux semaines. Cette technique est très fréquente en cas de traumatisme crânien sévère mais aussi pour les graves accidentés de la route ou les grands brûlés. Le patient est placé sous assistance respiratoire car s’il se réveillait, il respirerait automatiquement par lui-même et ne serait pas ventilé correctement. Le coma artificiel permet aussi de procéder à tous les examens nécessaires quand une personne est blessée à plusieurs endroits du corps en cas d’accident grave par exemple. Pour sortir le patient du coma artificiel, il faut que son état soit suffisamment bon et l’on se fie à des paramètres cérébraux, à des résultats de scanners et d’IRM. La fin du coma artificiel ne veut pas dire forcément un retour à la conscience, le patient peut en effet rester comateux malgré l’arrêt des médicaments mais c’est un fait extrêmement rare car en général, après un réveil un peu nauséeux, les symptômes disparaissent. Il y a donc très rarement de séquelles sauf dans le cas d’un coma artificiel trop long (se réhabituer à bouger, à marcher, etc.).