J'en dis qu'il y'en a qui ont de l'argent à perdre et que notre collectionneur a fait une bien mauvaise affaire....
Primo, je ne suis pas sur qu' Harry Potter - à supposer que notre acheteur ait eu un comportement de collectionneur- devienne une valeur sûre de la littérature (Penser aux « chair de Poule » et autres oeuvres qui eurent tous les suffrages en leurs temps et qui pourrissent aux oubliettes..).Ni l’écriture, ni les histoires de notre marque déposée Rowling ne valent les dithyrambiques que l’on lui donne. A titre polémique, je soutiens qu’elle a simplement, en bonne surdouée du marketing, éliminé et lissé les défauts commerciaux de Stine, dont les ouvrages sulfureux avaient le bonheur de plaire aux bambins et le malheur de terroriser leurs parents ; ce qui était l’inverse de l’effet recherché…
Mais les marqueteurs ont compris que le marché du livre pour enfant était porteur ; c’est peut-être la raison du prénom de Potter !
Ensuite, comme l’Histoire de l’art a un goût immodéré pour ses enfants maudits –autre façon de dire de que le bourgeois qui décide de ce qui est « in » en Art adore l’écrivain qui crève la dalle, va comprendre…- je ne suis pas sur que l’œuvre de Rawling entre dans cette catégorie si apprécié des grands collectionneurs (devinez pourquoi Van Gogh est mieux apprécié que Monet…)
2) Secondo, je vois là l’exemple typique de consommation ostentatoire : c'est-à-dire que lorsqu’on a dépassé un certain revenu, on n’achète plus du nécessaire, de l’utile mais pour se démarquer des autres et montrer qu’on se la « pête ». Du coup, la publicité autour de la vente étant le véritable besoin que notre acheteur comble. De toute façon, c’est le principe même du luxe…
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"