- Bonsoir,
- L'on peut bien sûr juger de cette affaire en faisant appel simplement à la froide logique et répondre tout simplement pourquoi pas. Toutefois la raison satisfaite, il reste la morale, sujet inévitable pour s'élever au dessus de notre condition première d'animal et pour espérer se réclamer homme. Sans morale, l'homme ne vaut guère plus que tique ou poux. Et de ce point de vue je vois deux objections majeures à manger du chien.
- Premièrement, les animaux ne sont pas tous égaux si l'on considère leur faculté d'appréhender le monde. Le chien fait clairement parti de la classe des animaux supérieurs si l'on se réfère à ses facultés cognitives. Cet animal à donc clairement la possibilité d'entrevoir, à travers le sort de ses pairs, le destin qu'on lui réserve. Aussi, s'ajoutera à la pure douleur physique une souffrance psychologique énorme, imaginez donc son attente dans sa cage tout environné de l'odeur de mort et des cris de souffrance de ses congénères. Les bovidés et autres animaux de boucherie ressentent également ce stress mais de façon grossière, bornée étroitement par leur limitations cognitives. De ce point de vue, a mon sens tuer un chien est une barbarie intolérable, j'en jugerais de même pour le dauphin ou le chimpanzé. L'intelligence se doit au moins de respecter l'intelligence.
- Ma seconde raison est plus esthétique pourrait on dire... En effet, je crois fermement en la reconnaissance, valeur inestimable pour tout être de raison voulant tendre vers le bien. Et quel animal plus que le chien mérite notre respect et notre reconnaissance ? Y a t'il compagnon plus dévoué, rendant autant de services aux humains ? Combien de chiens, sont les seuls compagnons de misère des esseulés, montant une veuille affectueuse, tenant garde d'amour là ou l'homme à depuis longtemps déserté le champs de souffrance ? Et vous voudriez manger, telle bête alors qu'elle nous dépasse bien souvent dans le bien et l'abnégation ? Combien, de chiens morts pour sauver des vies humaines ? Et ils ne mériteraient pas plus de reconnaissance qu'un vulgaire chapon ?
- Mangez donc du chien, si vous en avez le c%u0153ur mais jamais, vous ne ferez dire que c'est la un acte moral. Comment pourriez vous regarder encore votre compagnon à quatre patte alors que vous venez de dévorer un des ses pairs ? Même, si je n'étais pas végétarien, je ne pourrais me résoudre à faire cela. Seule une situation extrême, ma raison oblitérée par la faim pourrait m'y contraindre et encore ce ne serait pas sans d'éternels remords.
comme ils sont heureux, comme ils
sont heureux tous ceux qui ne sont pas moi, tous ceux qui ne sont pas rongés par les dévorantes inquiétudes des rêves impossibles !