Pour les grèves.
Il est amusant de voir que l’on tape sur les avantages sociaux des ouvriers et salariés normaux et jamais sur ceux de nos riches. Apres tout, le cheminot, cet immoral, ce salaud profiteur des deniers de l’Etat, qui se met plein la pense à 1800 euros par mois, est un sacré privilégié ! Pour peu, vu la propagande de nos medias (dont la majorité des journalistes bien en vu bouffe gratos au Fouquet, privilège oblige) c’est à peine si on s’étonnerait pas, au détours d’un « Droit de savoir », de découvrir que les cheminots cachent des lingots d’or sous le lit et la couette de mémé si on fait une perquisition chez eux !
Il est amusant d’exhorter la fin des avantages de nos cheminots par respects envers les plus démunis qui, soit dit en passant, préféreraient mieux que l’on prennent sur les riches que les ouvriers dont ils se sentent solidaires…
Tandis que la richesse des riches s’accroît vertigineusement et que les pauvres s’appauvrissent de plus en plus, la solution toute trouvée par le gouvernement est de taper sur les salariés normaux. Tandis que les riches se parent des meilleurs privilèges dignes des nobles du Moyen-âge…
Car, comment penser une société dont les grosses entreprises du Cac 40 dudit pays en question ne payent pas leurs charges, une société ou les plus riches ne payent pas d’impôts parce qu’ils savent utiliser les places offshores tandis que nos parlementaires s’octroyant une retraite dorée après 22 ans de loyaux services ?
Quant à la mise ne faillite de notre système de retraite, encore faudrait-il remarquer qu’il tombe en ruine par manque de cotisants à cause d’un chômage de masse produit macro économiquement par la une mondialisation néolibérale…
Quitte à me répéter dans un précédents post :
En mettant en concurrence les économies inégales des différents pays du monde, le coût du salariat se dénivelle vers ceux des pays les plus bas. Face à un salarié chinois qui coûte jusqu’à 40 fois moins cher qu’un salarié européen, les entreprises des pays riches préfèrent soit délocaliser, soit accroître leurs performances. C’est donc le dos des salariés, qui deviennent une variable d’ajustement comme une autre, que nos entreprises deviennent plus compétitives.
L’inconvénient est qu’un cercle vicieux se crée. Puisque les pays riches sont obligés de licencier à tour de bras et de réduire les coûts salariaux, le revenu médian du peuple chute mécaniquement. Ce qui renforce le marasme de l’économie mondiale. Puisque le salarié est avant tout un consommateur ; réduire son salaire, par la désindexation du salaire sur le prix de le vie réelle (gel des salaires), équivaut à entrer en récession.
Puisque le salarié est moins riche, c’est par contrecoup l’Etat qui le devient puisque ses recettes vont naturellement s’assécher. L’Etat s’endettant, l’orthodoxie économique au pouvoir en profite pour prétexter la mise en place de son remède de cheval : vendre les biens de l’Etat par la privatisation pour rembourser ses dettes.
Evidemment, l’urgence fait que l’Etat brade ses richesses et l’ensemble des biens publics rentables sont vampirisés par des mains privées. On privatise les richesses et on socialise les coûts.
La privatisation des entreprises publique accroît bien sur l’assèchement de l’Etat qui n’a pour contrepartie que de réduire les aides sociales, et donc d’abolir l’Etat- providence.
La BOUCLE EST BOUCLEE ! La pauvreté s’accroît par l’effet conjugué de la rareté de l’emploi et par la réduction des aides sociales : la paupérisation est une lame de fond de l’économie mondiale et votre Sarkozy, qui participe au mouvement, n’y fera rien..
Le chômage devient endémique et les caisses de l’Etat sont asséchées pour payer les retraites… Et à qui demande t-on des efforts ? Non pas aux riches qui profitent de cette économie néolibérale mais aux salariés apeurés par le chômage de masse !
Avouez qu’on touche l’infâme, la forfanterie la plus crasse !!!!!!!!!
« Le capitalisme, c’est le socialisme des riches ! » comme dit l’autre !
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"