Bonjour,
Si j'ai bien compris, être "fléxitarians", c'est être ominivore... mais en utilisant un vocable plus branché.
Omnivore, avec un peu moins de viande ou poisson. C'est ce que conseillent les diététiciens des ventres pleins.
C'est propre à notre monde, qui mange à sa faim, de parler régime et de chipoter dans son assiette.
Ceux qui n'ont guère à manger n'y regardent pas de si près et n'ont pas de diététiciens.
Ceci-dit, c'est intéressant (et navrant) de voir ainsi naître des comportements, liès à une société d'abondance, résultat du pillage des sociétés les plus faibles, dont on s'étonne de la pauvreté, et àqui on reproche leurs moeurs .
En parallèle, nos lois et nos comportements sont les bons et doivent être imposés à ces peuples barbares.
Ceci permet de diaboliser les peuples que l'on exploite et parfois se révoltent, pour justifier cette exploitation, leurs maintien dans l'esclavage, par le force (on les tue parce qu'ils se révoltent, c'est logique, il doivent se laisser affamer, sans un mot).
Ainsi cette diabolisation permet de décupabiliser le monde qui souffre d'être trop nourri et chez qui on s'inquiète à la fois de la qualité de sa nourriture (on ne peut s'en inquiéter que si elle est abondante) et des résultats dus à sa surconsommation (trop sucrée, et on analyse : sucre lents, sucres rapides, trop grasse, graisses saturées ou insaturées... Fibres, oligoéléments, protéïnes, vitamines, gluten, etc.) et des surpoids engendrés.
L'égoïsme humain s'y montre dans toute sa nudité, ainsi que les comportements grégaires auquels sont entraînés l'esprit de l'homme (dit moderne).
Les affameurs-exploiteurs, en pleine digestion, s'inquiétent de savoir si leur nourriture est bonne, mangée en conformité avec la santé et si celle-ci ne pourrait pas améliorer leur longévité, sans voir que leur table est garnie par des nourritures enlevées à ceux qui ont faim.
Lorsque, dans notre monde occidental, on dit avoir "Faim", ce n'est en réalité que l'ombre de l'appétit.
Le doute est ma seule certitude