Bonsoir,
Le nouvel an chinois approche...
Ce que l'on nous présente comme cuisine asiatique (en europe), l'est à peine... C'est une cuisine adaptée à la mode européenne.
Vous ne mangerez jamais un vrai "roumzaff" ni un foutou, ou un carry, à Paris. Cela n'a strictement rien à voir avec ce que l'on vous fait déguster sur place... Tout simplement parce que les produits de base ne sont pas les mêmes... et que la viande de boeuf, n'a rien à voir avec la viande de zébu... Quand à trouver des "brédes mafane", du "combavas", du "patpimant" ou du "pili-pili"….
Le nuoc-mam, n'est, en Europe, qu'une pâle réplique, très diluée, du nuoc-mam vietnamien.
Pour manger chinois, il faudrait savoir cuisiner, au moins, les peaux de pattes de canards (comme à Xi'an)... Mais la recette n'a jamais su traverser les océans..., vous avez aussi le Kari zandouilles, qui demande deux jours de préparation, le zhôngguó-cái…
Vous pouvez aussi vous exercer aux sarcives ou aux fany-rôties aux bananes plantain, au Kari-tangs, aux œufs de cent jours (traduction française), etc...
Mais c'est pas ça… Faites, alors, une simili fricassée de poulets aux légumes.
Attention les chinois cuisent à peine les légumes, qui doivent être craquants sous la dent.
Quand à la viande (rare chez eux) on la fait cuire à l'eau dans un casserole que l'on tourne sans cesse sur le feu, avec une cuillère, jusqu'à ce que l'eau soir évaporée. On fait rissoler un peu ensuite, dans le gras laissé par la viande dans la casserole, puis on la découpe en fines lamelles, que l'on fait revenir dans le poilsinois (works) avec les légumes.
Le doute est ma seule certitude