ben, écoute, saignement = règles ou fausse couche, donc pas grossesse !... à priori !
Mais, comme tu n'as pas complètement suivi le cycle artificiel de ta pilule, le plus raisonnable serait, à partir de maintenant de ne pas prendre la pilule et de laisser passer le mois pour reprendre le rythme de ton cycle et, le mois suivant, de reprendre la pilule.
En attendant, comme on a déjà vu des femmes enceintes qui ont eu leur règles et un ventre plat tout le long de leur grossesse (j'ai eu un cas dans ma famille : bonjour la surprise aux premières contraction !!!) :
- surveille les réactions de ton corps et, d'ici deux semaines fais un test de grossesse, c'est plus prudent
- si ton gynéco est intouchable avant plusieurs semaines, prend donc tout de suite rendez-vous, quitte à l'annuler si tu le veux dans les derniers jours qui précèdent (tu feras sûrement une heureuse d'avoir un rendez-vous si rapidement !)
- jusqu'à la reprise de pilule, applique la règle number one : "pas capote, pas carotte !"
Et à l'avenir, sauf si te retrouver enceinte n'est pas un drame, voire même plutôt merveilleux, arrête de jouer à la roulette russe avec la pilule ! Depuis que les femmes ont accès à la contraception, des tas de choses confortables sont arrivées sur le marché comme l'IVG, la pilule du lendemain et maintenant, la pilule abortive qui peut être prise jusqu'à trois semaines de grossesse... C'est bien, mais ça a tendances à dé-responsabiliser les rapports sexuels et c'est bien dommage, parce que, du coup, on a tendance à oublier qu'un oeuf, dès qu'il est fécondé, commence sa division cellulaire et que, donc, un être humain est en formation ! Non, la vie d'un être ne commence pas seulement à la naissance et, si je ne remets pas en cause, loin de là, le droit à l'avortement, cela n'en demeure pas moins un assassinat difficile à gérer par la suite lorsqu'on a un minimum conscience de ce que l'on s'apprête à faire.
Je te parle d'expérience : après deux avortement incontournables pour moi à 18 et 38 ans, j'ai toujours mes IVG sur le coeur et du chagrin quand je pense à mes tout-petits, mes bébés, mes amours... à qui j'ai refusé le droit de vivre !
Et puis n'oublions pas, derrière ce droit à la contraception, toutes les générations de femmes qui font que nous sommes ici aujourd'hui et qui ont supporté, dans le plus grand état d'esclavage domestique, des huit à douze enfants à mettre au monde et à élever et qui se sont chèrement battues pour que tu puisses prendre aujourd'hui la pilule : penser à elles avec gratitude devrait te faire penser à ne plus oublier de la prendre au quotidien... sauf si tu veux avoir un bébé !