en effet, comme dans tout système administratif en Europe, les démarches, l'acquisition des droits, les calculs savants de ces derniers, donnent l'impression d'un immense labyrinthe. Les institutions ayant pour mission d'aider les personnes démunies sont un élément caractéristique de la vie sociale. Aujourd'hui, les institutions d'aide sociale ont pour objectif d'intégrer et d'encourager ces personnes afin d'éliminer exclusion et stigmatisation. La pauvreté peut fortement éprouver le tissu social.Pourtant, éviter la misère aux personnes sans ressource tout en réduisant l'exclusion et la marginalisation n'est pas chose facile. Une attention particulière est accordée aux jeunes, aux chômeurs de longue durée, aux familles mono parentales, aux immigrants et aux demandeurs d'asile. Les conclusions font une large place aux moyens de supprimer les obstacles à l'activité professionnelle et, en particulier, les effets dissuasifs sur la recherche d'emploi. Ce sont autant d'armes indispensables dans le combat contre l'exclusion. Les quelques SDF réguliers disposent donc de foyers où ils peuvent passer la nuit au chaud. Quelques, parce qu’il y en a pas vraiment légion, l’État-Providence finlandais ayant décidé de lutter contre l’exclusion en amont, de ne pas expulser de chez eux les citoyens ayant perdu leur emploi. En outre, en leur réglant leur loyer, leurs communications téléphoniques locales et leur carte de transport en commun, l’État finlandais donne toute possibilité de retrouver du travail à ces malchanceux. L’exclusion en Finlande c’est rarement: “je reste à la maison, touche l’argent de l’Etat et m’amuse avec les copains”, mais plutôt: “j’ai perdu mon travail, valeur essentielle dans la société et je m’enferme chez moi pour ne pas avoir à affronter le regard des autres...” L’exclusion existe donc bel et bien en Finlande. Pour une nation tenant à intégrer sa population l’exclusion est intolérable. Éventuellement du côté des chantiers navals, en dehors de toute zone touristique, encore 20' onClick="correctionSuggest('reponse','20',this);">faut-il vraiment vouloir y aller et il n’y a pas foule de SDF. La belle Helsinki dissimulerait-elle honteusement ses exclus, sous son blanc manteau de façades et la verdure de son esplanade et de ses parcs? Les parcs, justement: bien sûr en été on peut y trouver quelques égarés mais dès les premiers frimas où sont-ils allés? Dans un pays nordique qui, l’hiver, connaît des pointes de froid à - 20 ou - 30° consentir à laisser une partie de la population dans les rues s’apparenterait à un “crime contre l’humanité”.
"la vie est éphémère! pourquoi la tourmenter?"