bonjour kykywka84, Je reviens à toi, parce que ta situation m'interpelle toujours. Il y a des lois de la nature que les hommes contrarient. Cela n'a rien à voir, ou très peu, avec une religion. Ce sont plutôt des coutumes, des moeurs propres à certaines régions. La préservation de la virginité des filles, en tant que coutume, se trouve essentiellement autour du bassin méditerranéen. Elle reste très forte au Sud et surtout à l'Est de la méditerranée. Très longtemps, au nord de la méditérranée, cela imprégnait la majeure partie de la société. Cet interdit sexuel, étant surtout l'apanage des masses populaires, surtout paysanne. Cet interdit était moins incontournable dans le milieu ouvrier et était de façade dans les milieu bourgeois. Mais encore au Portugal, en Espagne, dans le sud de l'Italie et il n'y a pas si longtemps dans certaines régions du sud de la France, la virginité des filles étaient d'importance. Encore en corse, je ne suis pas sûr que dans certains milieu traditionnel, cela ne reste pas d'usage. Il n'y a pas bien longtemps, non plus, Enrico Macias, chantait " l'honneur des filles de mon pays". D'où cela vient-il. On pense généralement, que l'homme qui donne son premier plaisir à la femme, se l'attache. Mais on peut aussi penser que c'est parce que l'homme n'est jamais certain de sa progéniture. Pour la femme il n'y a pas de problème : l'enfant qu'elle porte est naturellement le sien. Mais l'homme ne peut être assuré que sa compagne porte bien son fruit. Et puis la chair est faible et l'homme ne veut pas être en but aux moqueries ou aux prétentions d'autres hommes qui auraient eu des relation avec sa femme. Les hiérarchies sont très fortes autour de la méditérranée, les rivalités aussi. Ce n'est pas une société facile. L'apparence y compte pour beaucoup, chez les hommes. Ce sont des coqs, orgueilleux et vaniteux, qui marquent leur place avec parfois un peu d'arrogance. La fierté, la pureté du lignage, l'importance du clan, sont des valeurs intouchables. C'est ainsi. Attention, je ne juge pas, j'analyse. Car je suis, moi aussi un méditerranéen, et je garde quelque part en moi, ces résonances ancestrales, bien que de par mon tempérament, je sois assez détaché de tout cela. Mais cela ne m'empêche pas de comprendre. De comprendre cette civilisation méditerranéenne, que par ailleurs, j'apprécie beaucoup de par sa haute culture, sa pensée particulièrement recherchée et pertinente, son art extrêmement élaboré. Bien à toi.
Le doute est ma seule certitude