Il y a de nombreux milliers d'années, les êtres humains se sont regroupés pour survivre et mieux vivre : ensemble, on était plus fort face aux agressions extérieures, on pouvait partager les tâches et donc, les richesses produites par le travail de chacun.
Puis, on a commencé à échanger, par l'intermédiaire du troc, avec les autres familles, avec les autres clans, avec les autres villages... ce que l'on ne pouvait produire soi-même. Chacun estimait la valeur-travail de son produit et l'échange se faisait par accord mutuel.
Puis, est venue l'idée de commerce, l'avènement de l'argent et, surtout, l'avidité a fait son chemin jusqu'à la notion de profit et d'exploitation du travail de l'autre : je crois que c'est jusque là qu'il nous faudrait remonter, revenir sur nos pas pour changer notre mode de vie !
Non, la notion d'exploitation de tous les êtres par l'homme, y compris ses semblables, n'est pas une notion valide et incontournable ! (que serait l'ouvrier sans le "propriétaire" de l'outil de travail... mais que serait le "propriétaire" de l'outil de travail sans l'ouvrier ?)
Non, la notion de croissance économique n'est ni juste, ni incontournable ! (Nous sommes en train d'en vivre l'agonie !)
Non, la population humaine ne peut être considérée plus importante et prioritaire sur les autres espèces, ni croître infiniment sur une planète qui n'est pas expansible et dont l'équilibre du tout est indispensable à la survie de l'un !
Non, le gaspillage des ressources et des énergies qui ne sert qu'à justifier la croissance n'est ni indispensable, ni incontournable ! (il suffit d'opter pour la production d'un matériel non jetable, durable et réparable)
Non, l'autre n'est pas l'ennemi contre lequel vous devez absolument entrer en compétition pour survivre, celui qui vous empêche de le faire, mais, au contraire, l'ami avec lequel vous pouvez améliorer la vie de toutes les espèces sur cette planète, vous y compris, pour aujourd'hui et pour demain !
Plus qu'une possibilité, c'est un devoir, parce que nous semblons être l'espèce la plus en état de le réaliser.
Le seul moyen pour commencer ce demi-tour et l'instauration de cette société nouvelle sans laissé pour compte, sans exclu, sans exploité, c'est de commencer par vous-même en adoptant une éthique de vie et de relation à l'autre, mais aussi de consommation en cessant d'alimenter ce système absurde. La panique engendrée dans l'industrie du disque (je ne parle pas des artistes eux-mêmes, mais du monde parasite qui s'enrichit sur leurs dos) par le téléchargement "illégal"... c'est intéressant, vous ne trouvez pas ?