Le déni de grossesse est un phénomène auquel on a du mal à croire et face auquel l’entourage est complètement ignorant. Ainsi, il arrive que des femmes enceintes ne le sachent absolument pas car il n’y a aucun symptôme : ni nausées, ni prise de poids, parfois même les règles continuent… De même, l’entourage ne se doute de rien puisque la mère elle-même nie inconsciemment cet état de grossesse. C’est comme s’il s’agissait d’un état d’anesthésie, les psys appelant cela « gel des affects ». En fait, le corps est dominé par leur psychisme… Ce qu’il y a de plus étrange, c’est que le bébé lui même peut se montrer comme absent, en se développant dans la longueur ou en se cachant derrière des organes. Bref… Il n’y a aucun signe de grossesse… Certaines femmes font un déni de grossesse jusqu’au bout des neuf mois, d’autres réalisent auparavant ce qui leur arrive et d’un seul coup alors, leur silhouette se met à changer.
Ce phénomène de déni de grossesse a toujours existé et cela peut arriver dans n’importe quel milieu social. Selon une association qui veut faire mieux connaître le déni de grossesse, il y aurait entre 1 500 et 2 000 cas en France chaque année. De nombreux cas se résolvent avant le terme de la grossesse mais parfois, il arrive qu’une femme soit complètement surprise voire paniquée quand elle accouche. Selon une enquête menée par Libération, 300 femmes accoucheraient en France chaque année sans savoir qu’elles étaient enceintes… Les cas les plus graves sont quand les femmes qui font un déni de grossesse, accouchent hors de l’hôpital car de fait, elles ne peuvent pas être accompagnées psychologiquement et cela peut mener à des drames.
Et l’entourage dans tout ça ? Il paraît difficile de concevoir qu’un mari qui aime son épouse et qui a des relations sexuelles ne puisse s’apercevoir que sa femme est enceinte. C’est que, comme la femme ne sait pas qu’elle est enceinte, elle arrive à persuader son époux qu’elle ne l’est pas puisque pour elle, c’est la vérité. Même le médecin traitant peut très bien ne pas s’en rendre compte car ce phénomène est rarement étudié dans les facultés. C’est incroyable, mais c’est pourtant comme ça. Parfois même, de très bonnes mères et de très bonnes épouses font des dénis de grossesse.
Certaines mères qui gardent leur enfant arrivent après à les aimer.
Cependant le déni de grossesse ne doit pas être pris à la légère car il peut avoir des conséquences graves avec le meurtre du bébé. Sur le fait qu’il y ait procès ou pas, les spécialistes sont divisés sur la question, certains psys préconisant quand même un procès pour que la femme réalise et se remette dans la réalité avec une peine de prison avec sursis.
Pour finir on ne sait pas d’où vient ce phénomène qui touche toutes les classes sociales… Le plus célèbre exemple récent est le cas de Véronique Courjault. Si vous voulez en savoir plus, sachez que l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse organise sa 2me journée nationale demain, le 10 octobre, à Montpellier.