bonsoir a tous
la question et les diverses réponses que vous avez apportées font particulièrement échos a ma propre expérience.
à l'âge de 18ans, juste après la date de mon anniversaire en mars mes parents ont clairement abordés le sujet du "et après le bac?" (que je passais en juin)
étant une fan inconditionnelle d'histoire (j'ai tjs voulu être archéologue
)je décidais de m'orienter en licence d'histoire en vue de devenir professeur.
mon orientation bien ficelée dans mon esprit, je faisais part de mes ambitions à mes parents.
et qu"elle ne fut pas ma surprise lorsqu'ils m'annoncèrent qu'ils ne m'aideraient pas financièrement (alors qu'ils en ont les moyens) pour l'inscription a la fac (400euros a Nice) ou encore pour passer mon permis et acheter une voiture , alors qu'ils résident à 15km de la ville!
totalement déstabilisée j'ai fait part de ma détresse à un de mes profs qui croyait particulièrement en moi et me voyait réaliser de très hautes études qui m'a conseillé de monter un dossier pour l'obtention d'une bourse.
or ces dossiers se basant sur les revenus des parents , je ne pouvais prétendre qu'a la plus petite des bourses en partant mener mes études sur aix.
quelques formalités administratives plus tard, j'obtenais une chambre en cité U le 12 septembre; la rentrée se déroulant le 25 du même mois.
Mon père eut l'amabilité de m'aider à apporter quelques valises le jour de mon installation, et comme en France les bourses ne sont pas versées avant décembre ,il m'a aussi laissé 200euros pour couvrir mes dépenses.
n'ayant pas supporté d'être loin des miens, dans une ville où je ne connaissais personne, j'ai fait une dépression quelques mois plus tard et suis rentrée sur Nice pour me faire soigner.
1an plus tard mon père m'a dit tout naturellement "au fait tu me dois 200euros tu sais"

a ce moment la je bossais comme caissière chez lidl, vivait avec un alcoolique qui me violentait et avait totalement mis de côté mes rêves d'étude;
je lui ai rendu "ses" sous, j'ai pris mon courage à deux mains et ai quitté l'"autre" un soir ce qui fait que comme mes parents n'ont pas voulu venir me chercher j'ai dormi à la rue et grâce a une association j'ai pu intégrer la bibliothèque, espérer présenter des concours et avoir un petit studio.
je galère toujours autant puisque mon poste est a mi-temps et qu'il ne sera pas renouvelé mais au moins je m'en serais "à peu près sortie par moi-même"
je n'aurais pas spécialement raconté cela sans but précis.
je voudrais juste dire aux plus jeunes avant toute chose que s'ils ont des parents sensés ou avec un coeur qu'ils attendent surtout d'avoir une situation clairement définie et stable
lucius j'avais rencontré une assistante sociale par le biais du lycée avant mon départ sur aix qui m'avait dit