Ben, ça n'est pas très agréable à entendre, mais, de toute façon, le comportement "va avec" et le principal intéressé est rarement surpris !
Ceci dit, les choses sont telles qu'elles sont et il faut arrêter de perpétrer les mythes : non, l'amour ma(pa)ternel ne va pas de soi, même si nous avons les hormones pour (dixit une émission médicale sur la 5). Mère de deux grandes filles, je sais que ce n'est pas un statut facile : c'est dur au quotidien ! Cela demande un engagement permanent pas toujours facile à assumer puisqu'il vous met face à vos manques, vos difficultés, vos imperfections... En prime, il n'y a plus beaucoup de place pour vous en dehors des enfants et c'est pesant. Chacun fait ce qu'il peut avec ce qu'il a et, comme nous sommes tous différents, il ne faut pas faire le procès d'autrui.
Si vous êtes celle qui ne ressent pas d'amour, ne culpabilisez pas, on ne peut pas donner ce qu'on n'a pas ! Acceptez votre incapacité, essayez de faire en sorte de rester juste dans vos rapports avec le(s) non-aimé(s) et trouvez quand même un minimum syndical à partager avec lui (elle ou eux) autre que les corvées. Tout le monde y trouvera son compte !
Si vous êtes la non-aimée déclarée, tout ce que je peux vous conseiller, c'est que se complaire dans le passé de victime d'un manque quel qu'il soit, pourrit votre présent et gangrène votre avenir ; lâchez-prise et tournez-vous vers l'amour que l'avenir vous réserve : si vous n'êtes pas constamment focalisé sur l'aspect "dépourvu de" de votre passé , vous en recevrez beaucoup !
Et puis surtout, dans les deux cas, il vous reste toujours la faculté d'aimer "ailleurs", et ça, c'est une inestimable source de bonheur !
Dans tous les cas, apaisez votre coeur dans le sens de la tolérance et de la compassion, vous et tous ceux qui vous approcheront vous porterez mieux.
Tout ça fait peut-être "peace and love" (normal, j'ai 56 ans), mais ça marche ! Tous mes voeux d'assimilation !