Humm…Talib ! Pas vu la maigreur de tes argumentations car j’ai fauté : je ne t’avais pas lu en entier… Et c’est pour moi une source d’admiration que de lire quelque qu’un qui critique avec véhémence une théorie dont manifestement, il n’y comprend rien, et amalgame avec une inculture large mêlée d’érudition pointue quelques faits, jusqu’à se montrer digne successeur de « Bouvard et Pécuchet ». Tu ne sembles pas réellement saisir ni les principes théoriques, ni l’épistémologie, ni l’Histoire des Sciences d’une théorie dont tu veux l’abolition ; suite à une ingurgitation d’infos mal dirigées. Ne vois nulle malice de ma part ; c’est juste que te lire finit par provoquer une joyeuse hilarité amusée…C’est au moins ça de pris sur la grisaille !
1ère incompréhension mathématique de Talib :« je n'ai pas posté des argumentations probabilistes »
Réponse : Donc j’en déduis que tu ne comprends rien à ce que tu postes. Quelqu’un qui me sert un post bourré de maths, en voulant calculer-je cite- « la probabilité P de l’événement A: obtenir par hasard un protide bien déterminé constitué de 40 a.a". » et qui prétend ne pas poster des arguments probabilistes est soit (rayer les mentions inutiles) :
a) un type qui ne comprend rien à ce qu’il écrit,
b) un type qui croit que les « maths », ça impose !
c) réponses a et b à la fois…
Par pour ta gouverne, le beau calcul probabiliste (définition : relatif au calcul de probabilité) que tu décris est FAUX ; parce :
-qu’il part du principe que le hasard intervient à chaque intermédiaire de la chaîne évolutive. Or, la théorie de l’évolution ne fait intervenir le « hasard » qu’au « début de la chaîne ». Apres, les contraintes environnementales interviennent, de sorte que la « part » du hasard s’amenuise. Relis le CNRS, et le lien que je t’ai donné- qui sont quand un peu plus précis dans leurs argumentations que ton patchwork de données disparates- pour mieux saisir la vacuité de ce genre de magouillage.
-qu’il prétend modéliser les étapes successives de l’évolution. Quelle prétention ! Aucun scientifique ne peut connaître cela !
De plus, j’ajouterais que n’importe quel lycéen sait que ce n’est pas parce qu’un évènement est improbable qu’il ne peut pas… se produire. On a une chance sur des millions de gagner au Loto. Et pourtant, il y’a de nombreux gagnants ! C’est parce que la probabilité d’un évènement improbable, un fois produite, est forcement égale à…1 !
2ème incompréhension philosophique de Talib: « les propos de Darwin,ils ne représentent qu’une théorie et non une vérité,ni une règle scientifique » « la théorie de Darwin se réfute d’elle-même »
Réponse : Aie ! Aie ! Talib, tu as de graves lacunes en philosophe des Sciences, et en particulier en logique…. Ce qui commence mal pour un type qui veut en démordre avec une théorie scientifique! Le logicien Karl Popper a analysé la «preuve » , fusse t-elle scientifique ou non.
On ne peut émettre des preuves que sous forme de deux « affirmations »:
-des prépositions d’existence ou de possibilité du genre « Dieu existe », « des cygnes noirs existent ». La preuve, c’est affirmer qu’une chose existe (ou pas). Hélas ! Ces propositions ne sont pas scientifiques car on ne peut jamais avoir tort ! Bref, elles sont irréfutables ! Ce n’est pas parce qu’on ne voit QUE des cygnes blancs que des cygnes noirs ne peuvent pas exister ! Ce n’est pas parce que l’on ne voit jamais Dieu qu’il ne peut ne pas exister pas non plus… Donc logiquement, ces propositions dit « d’existence »sont confirmables (on peut pas prétendre que l’on ne verra JAMAIS un cygne noir) mais non infirmables (ce n’est pas parce que l’on n’a jamais vu un cygne noir qu’il n’existe pas !)
-des propositions générales du genre « tous les cygnes sont blancs ». Une telle affirmation ne peut, en toute rigueur logique, être confirmée mais seulement être montrée comme fausse. Pour « casser » une proposition générale, je dois montrer qu’il existe un cygne noir ; bref infirmer la proposition ! Ce n’est pas parce tous les cygnes que je vois sont blancs qu’il n’en existe pas des noirs ! Mais tant que les cygnes que je vois sont blancs, alors ma proposition est « valide ».
Tel est l’objet de la Science ! La Science a pour objectif d’émettre des propositions générales. Conséquences : il n’y a pas de vérités premières en Science ; il n’y a que des erreurs premières. Voila en quoi, Talib, la Science ne cherche pas spécialement des « vérités ». La Science est la création de théories les plus valides sur le moment…Les théories ne peuvent qu’être partielles, réfutables… Tant que l’on n’a pas infirmé la théorie, on continue et on estime qu’elle est probablement ce que l’on a trouvé de mieux; jusqu’à preuve du contraire…
Or le la théorie évolutionniste - c’est son drame- frise la proposition d’existence ! « Il existe une évolution graduelle et continue des espèces » dit-elle plutôt qu’une proposition générale, une loi précise sur les espèces…Et c’est ça, sa faiblesse scientifique.
3ème incompréhension sur la théorie même de Talib : « et non un caractère évolutif fourni par le système écologique comme le prétendent les partisans de cette théorie.Si tel était le cas, l’environnement aurait pourvu les pierres, les sols et autres matériaux solides du même mimétisme. »
Réponse : La, Talib, tu frises un peu le ridicule ! Voyons ! Un érudit comme toi en bio !
Primo, Tu ne sembles pas connaître le concept de « niche écologique » en biologie. C'est-à-dire que chaque espèce a UNE « position » qui lui est propre dans un écosystème, de sorte que les espèces ne sont pas FORCEMENT en concurrence les unes par rapport aux autres ! Le tigre ne concurrence pas le lion car ils ne vivent pas dans les mêmes écosystèmes. De même que l’aigle ne concurrence pas le loup, et pourtant ce sont tous deux des prédateurs ! Ils n’occupent pas la même niche ils ne vivent pas au même endroit, n’attaquent pas les mêmes proies, etc. Donc leurs caractéristiques, atouts, forces et faiblesses, etc. n’ont pas à être les mêmes ! Pourquoi veux tu que l’aigle ait besoin du camouflage du serpent alors que lui est prédateur en haut de la chaîne alimentaire et le serpent sa proie ???? C’est le serpent qui a besoin de se camoufler contre lui !
Secondo, la théorie de l’évolution postule une concurrence intra espèce avant tout : les males sont en concurrence avec les autres mâles pour la même femelle, pour la même nourriture ; bref, pour la même niche ! La concurrence est AVANT TOUT intra espèce (entre les membres de la même espèces) qu’inter espèce (entre le serpent et l’aigle par exemple car leurs niches interagissent : plus de serpents, et c’est la mort des aigles puisqu’il perdent leur source de nourriture)
Bref, la méconnaissance de la notion de niche te fait tourner en bourrique…
4ème incompréhension de Tabil : A propos du deuxième axe, on peut le (evolution considérer comme la résultante de deux sous axes : Mutation & Hasard.
Réponse : la sélection naturelle n’est pas QUE DU HASARD !!!!!! Et ensuite, le hasard n’est pas à prendre comme un synonyme de désordre ou d’aléatoire, mais comme une mécanique des circonstance et du hasard !
Dans le darwinisme classique, il y’a de légères différences entre les individus d’une même espèce. Les avantages comparatifs des individus les plus aptes vont provoquer la sélection de leurs gènes au détriment des autres. Mais comment ?
Par trois sous mécanismes de l’évolution:
A) la lutte pour la survie dite « sélection naturelle » : la plus connue et la plus…hasardeuse, car dépendante des fluctuations de l’environnement. Sauf que Talib, tu sembles ignorer les deux autres mécanismes…
B) la sélection sexuelle : la sélection par la femelle ou le mâle de son (ses) partenaire(s) « idéal ». Choisir son mâle, pour une femelle, ne relève pas que du hasard mais de stratégies amoureuses, de parades plus ou moins complexes, évident pour celui qui regarde, une fois dans sa vie, une émission animalière ! Le mâle et la femelle sont actifs, loin d’un fonctionnement purement aléatoire de la vie! Les choix sexuels favorisent un ou des partenaires, donc des patrimoines génétiques plutôt que d’autres ! Nous sommes plus dans la stratégie que dans le hasard…
-C) la sélection parentale : les parents façonnent leurs progénitures, soit en leurs enseignant des comportements adaptatifs (telle lignée de rats avantagée par un apprentissage spécifique et donc transmettant avantageusement le patrimoine sur une autre famille de rat), soit en favorisant une portée/progéniture sur une autre (une femelle qui tue un petit trop frêle et protège le plus robuste par exemple).
Dans le deux cas, des gènes seront favorisés plutôt que d’autres. Ce mécanisme n’est pas forcément obligatoire mais intervient dans deux grands cas :
-Primo, chez les espèces évoluées car plus les espèces sont évoluées, plus l’acquis se développent sur l’inné. Les mammifères enseignent à leurs portées divers comportements adaptatifs qui modifieront leur patrimoine génétique. Cette sélection relève soit du conditionnement, soit de ce que l’on nomme « la créativité animale »…
-Secundo, elle intervient dans les sociétés animales dites altruistes comme les fourmis, les abeilles selon les principes de l’évolutionniste Hamilton
Plus largement, la sélection parentale explique l’altruisme animal. Alors, Talib ? On découvre la complexité d’une théorie honnie ?
Problème 3 : » Ils écrivent des livres sur la créature, tiennent des conférences et l’exhibent comme la forme intermédiaire ou le "chaînon manquant" qu’ils recherchaient depuis si longtemps. ». Finalement, des preuves importantes montrent que le "processus d’évolution graduelle" n’est rien d’autre qu’un mythe . » L’absence d’existence d’un seul fossile montrant une forme intermédiaire entre deux espèces.
Réponses :
Primo, IL N’Y A PAS FORCEMENT DE CHAINON MANQUANT ! Le darwinisme a incorporé la théorie des catastrophes dans son corpus théorique, c'est-à-dire que l’évolution peut se faire par des bonds discontinus ! (Une évolution majeure peut naître en une seule génération !).
L’évolution est donc :
- continu (les espèces évoluent dans le temps)
- graduelle (les évolutions peuvent se faire par étapes. C’est le darwinisme « classique ». Les espèces évoluent par « touches » successives. Preuve par la microévolution avec le cas des pinsons du Galápagos qui vont prendre des caractéristiques adaptées aux environnements différentes des îles.
- ET…discontinue : une espèce donne naissance à une nouvelle espèce sans intermédiaire : la fameuse « catastrophe » démontrée par les mathématiques de René Thom. Dans cet optique, les chaînons manquants n’existent…tout simplement pas !
Secondo, on en a trouvé certains! l’Archaeopteryx est le fossile intermédiaire entre l’oiseau et le reptile ! Preuve irréfutable que des chaînons existent !
4Eme incompréhension des faits archéologiques : « pourquoi le singe n’a-t-il pas continué à se transformer en homme ? Mais au contraire, il vit aux cotés de l’être humain,tout comme les poissons, les oiseaux,les reptiles et autres. »
Réponse :
Primo, ne explication (parmi d’autres) vient d’ Yves Coppens et sa découverte de Lucy: un tremblement sismique sur la faille Africaine a séparé en deux le même plateau. Du coté de la faille où l’environnement n’a guère changé, les singes sont restés les mêmes ; mais de l’autre coté de la faille, de profondes modifications environnementales ont eu lieu, et ceux qui s’y retrouvaient séparés de leurs congénères ont dû évoluer en australopithèque. Mais, cette hypothèse date un peu…
Secondo, le CNRS l’explique mieux que moi en quoi la question est bêtement posée:
« Cette question résulte d’une incompréhension des liens de filiation tels que les pratiquent les scientifiques. Déjà, dès le départ, l’affirmation « l’homme descend du singe » est mal formulée. En fait, l’Homme est un singe (il fait partie du clade des Simiiformes), il en porte tout les traits, parmi lesquels nous n’en citerons que trois : les deux os frontaux fusionnés, les deux os dentaires fusionnés, et la fermeture postérieure de l’orbite par une paroi osseuse. Et même si l’homme n’était pas un singe, il ne faudrait pas dire « l’homme descend du singe » mais il faudrait dire « l’homme et les singes sont très proches cousins », et dit autrement, « ils partagent des ancêtres communs exclusifs ». Si l’homme n’était pas un singe, cette question serait aussi inepte que la question suivante : sachant que les enfants proviennent des adultes, pourquoi reste-il des adultes ? Car si, de par le passé, une espèce de singe a donné naissance aux hommes que nous sommes, cela n’empêche pas la multitude des autres espèces de singes de l’époque de continuer d’exister. »
Remarque : « *Le fait que toute mutation entraîne une dégénerescence de l’individu, de son code originel. Aucune mutation n’a jamais amélioré le code source.’
Réponse : Pas forcement ! Elles sont neutres dans la majorité des cas mais seul les non -viables frappent immédiatement la vue du chercheur !
Là, tu introduis des données empiriques ; dit autrement : cette remarque est le fruit de l’observation quotidienne des chercheurs.
Nous observons :
-une stabilité des espèces : force est de constater qu’elles ne mutent pas tous les jours…
-que les mutations sont légion dans l’organisme (erreur de copie du matériel génétique lors de la division cellulaire, lors de la transcription de l'ADN en ARN messager, etc)
-les mutations que l’on observe facilement sont les mutations non viables puisque l’individu dépérit dans ce cas (cas des cancers) ! Contrairement à celles qui sont neutres (ne modifient en rien l’adaptation de l’organisme) et qui donc, passent inaperçues…Or ces dernières sont plus nombreuses !
Conclusion : rares sont celles qui apportent « une évolution ». Conformément à l’observation quotidienne des faits et à la théorie de l’évolution. Rien de vraiment contradictoire dans ce que tu me dis… Car la théorie de l’évolution explique l’évolution des espèces malgré leur stabilité. On en déduit le caractère rare des « catastrophes », des « mutations viables ».
Where is the contradiction ????
Bon, j’ai eu l’heur de répondre à toutes tes questions et puisque tu doutes de l’évolution, veux-tu avoir l’amabilité de me donner une explication de ces phénomènes selon ta théorie ?:
Comment expliques- tu que l’ontogenèse récapitule la phylogenèse ? C’est-à-dire comment expliques-tu que le développement embryonnaire d’une espèce animale donnée passe par des stades qui rappellent les espèces ancestrales successives figurant sur l’arbre généalogique de l’espèce considérée ? Comment expliques- tu que l’embryon d’un chat ressemble à s’y méprendre à celui d’ un stade embryonnaire des poissons, puis à celui des amphibiens et ensuite au reptile ?
Comment expliques- tu que l’homme partage à 99% son ADN avec celui du chimpanzé?
Comment expliques-tu les homologies entre les membres des diverses espèces ? Comment expliques que lorsqu’on fait de l’anatomie comparée, on constate la ressemblance des membres antérieurs des vertébrés terrestres ? Que l’l’aile de la chauve-souris, ressemble à l’aile d’oiseau et à la patte antérieure d’un marsouin ?
Pourquoi la découverte de l’ADN est-elle la conséquence même de la théorie darwinienne ? Pourquoi explique t-elle la tautologie évolutionniste qui consiste à dire que si une espèce survit c'est parce qu'elle est adaptée et on sait qu'elle est adaptée car on constate sa survie ? Pourquoi Darwin débouche sur Crick et Watson ?
Pourquoi les pinsons ont des becs différents en fonction de la variété de végétations des îles Galápagos ?
Pourquoi existent-ils des organes vestiges ? C'est-à-dire une structure anatomique de l'organisme d'une espèce dont la fonction initiale à été perdue tout ou en partie au cours de l'évolution ? Pourquoi l’homme possède t-il un appendice, vestige du cæcum, un organe jadis utilisé pour digérer la cellulose par les ancêtres herbivores ?
Bonne chance, Talib, pour des explications...
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"