Comment vois-je les choses ?
-Le développement de l’économie de marché allait de pair avec celle des démocraties quand l’économie fonctionnait sur la demande du peuple occidental. Fric et humanisme allaient ensemble…Les capitalistes voyaient alors d’un bon oeil (c'est-à-dire avec des dollars pleins les yeux) les revendications des peuples durant l’époque keynésienne. De surcroît, au sortir d’une seconde guerre mondiale dont on a pu critiquer :
-la bourgeoisie allemande pour s’être précipitée dans les bras du Furher,
-la Droite française entachée de sa collaboration avec les Nazis,
-les Barons Voleurs aux USA responsable de la crise de 29
Les riches ont vite compris qu’il leur faillait laisser du leste au risque de subir la fureur du peuple. Une saine aversion des capitalistes régnait alors, d’autant plus que le communisme était là pour rappeler aux puissants que toute forme de violence sur les pauvres risquait de se retourner contre eux…
Dire que quand j’étais gosse, ma pétasse de prof m’enseignait que nous allions éliminer la misère dans dix ans et que chaque individu sur terre aurait sa place car né Homme. J’étais béat et me disait que j’avais de la chance d’être né dans un monde si généreux… J’aillais vite déchanter dès ma première paye…
Malheureusement, les idées de Keynes furent contesté car :
-primo, la demande des peuples occidentaux n’a plus été un facteur de croissance et donc d’accroissement de la richesse des riches. Force est de constater que la demande est saturée, chaque trou du cul occidental ayant sa télé, son frigo et son téléphone… Le peuple n’étant plus le jackpot ; on n’a plus besoin de le ménager…
-Ensuite, par rapacité de la génération de mes parents : l’économie est devenue déflationniste afin de favoriser le rentier, donc les riches au détriment des travailleurs. Pourquoi n’ y a-t-il eu aucune contestation sociale dessus ? C’est du aux enfoirées de la génération 68 (rien avoir avec mai, quoique) qui ont réussi grâce au travail durant la période keynésienne et qui maintenant que le force de travail s’est envolée- vieillesse oblige- , veulent continuer à toucher le magot grâce à la rente qu’ils ont accumulé en bossant- quand le travail était extraordinairement valorisé…
-enfin, l’ascenseur social de l’ère keynésien avait un grave défaut pour les puissants : s’ils s’enrichissaient, les pauvres aussi, réclamant ainsi plus de droits. Les riches, voyant le peuple s’investir dans la démocratie, prirent peurs : « c’est qu’ils voudraient gouverner, ces cons ! » pensèrent les élites trop prés de leurs intérêts pour en favoriser d’autres…
-ET SURTOUT la fin du communisme a aboli la peur des riches du châtiment rouge : maintenant, le peuple allait voir ce qu’il allait voir…
DU COUP, LA DEMOCRATIE ET LE MARCHE DEVIENNENT ENNEMIS DECLARES ! : Une avancée de l’une s’oppose naturellement à l’avancée de l’autre…
Or, l’Europe a été construite comme un outil économique. Elle est influencée par les puissants lobbies industriels et ils ne souhaitent pas que les peuples européens s’immiscent dans cet outil remarquable de domination économique qu’est l’UE.
Donc, quoi que pensent les peuples européens, LE NEO-LIBERALISME sans régulation démocratique se fera, avec ou sans l’accord du peuple. C’est une nécessité des puissants et des riches. Si les peuples le refusent, nous vous ferons passer la pilule d’une autre façon…
Comme disait la pétasse de Tatcher: "THERE IS NO ALTERNATIVE!"
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"