Bonjour,
Il faut d'abord souligner qu'une telle question, n'aurait pu être posée, il y a 30 ou 40 ans.
Il y a donc une évolution et un changement de tendance, assez net, sur ce problème.
Un fort lobby US, à la fois économique, électoral et sociétal à permis la création et le maintien d'Israël.
L'idée de créer cet état a germé à la fin du XIXe (siècle des utopies, contrecoup de la Révolution Française. siècle où tout semblait permis, après l'écroulement de l'ancien régime).
Dès 1902, des colonies, en petit nombre, commencèrent à s'installer et à racheter les terres Palestiniennes. Mais cette terre étant sous mandat britannique, le mouvement fut restreint.
A la fin de la 2e guerre mondiale, un triple mouvement eut lieu : une culpabilisation de l'Occident après la "Shoa", la peur occidentale de la puissance de l'URSS et le désir de celle-ci d'amoindrir chez elle l'influence israélite, qu'elle craignait de voir, un jour, inféodée aux USA.
La partie se joua donc, entre l'antisémitisme à l'Est, la culpabilisation occidentale envers les juifs, allant de pair avec la peur occidentale de l'URSS, qui avait battu irrésistiblement l'armée allemande.
La création d'Israël, après le retrait britannique de Palestine, résolvait ces problèmes et pressions.
Elle satisfaisait le lobby financier et électoral aux USA. Permettait à l'Europe de l'Ouest de se déculpabiliser et à l'URSS de régler des tensions internes. La création de cet état avait donc de bonnes fées autour de son berceau, qui financèrent sa prospérité sur un sol, jusque-là, aride.
Cependant près de 70 ans après la greffe a mal pris. Il y a comme une sorte de rejet du greffon. Les dirigeants Israéliens, conscients, ont peur (Or, une bêtes acculée mord avec désespoir).
Sans doute payent-ils leur intransigeance désespérée, que leur permettaient les bonnes fées.
Pouvait-il faire autrement ? Une certaine tolérance lui était-elle possible ? Est-ce trop tard ?
Les USA, sans doute ont, sans doute, espérés, au travers lui, avoir au Moyen-Orient (producteur d'Or noir) un pays sur lequel compter et, éventuellement, stabilisateur. Les nombreux conflits, guerres et révoltes dans cette région mettent aujourd’hui à mal cet espoir, miné par le spectre de la fin de l’hégémonie US. L’écroulement du Japon n’arrangeant rien.
Le monde change et évolue. Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de l’après-guerre.
Le doute est ma seule certitude