Bonjour,
Il serait temps que l'on remette les pendules à l'heure. Si on veut faire des études pour le plaisir, libre à chacun de le faire durant toute sa vie. Mais les études, quand on est jeune, sont censées se terminer par un emploi qualifié dans le domaine étudié. Hors, si chacun choisi à sa guise son domaine de prédilection, rien ne dit que ce domaine, pour intéressant qu'il soit, n'ouvre les portes d'un emploi. Laisser croire à 400 étudiants qu'ils peuvent suivre telle filière, quand on sait qu'il ne se libère que 10 postes par an dans ce domaine est une hérésie. C'est à l'état de définir les métiers nécessaires de demain en nature et en qualité, il y a des économistes pour l'aider à définir cela, et de préciser alors le nombre d'étudiants admissibles pour ce but. Regardons la médecine actuelle, qui nécessiterait un grand nombre d'infirmières, de médecins, de chirurgiens, bref de tout personnel, et à cause de l'insouciance de nos dirigeants passés, et des règles protectionnistes du numerus clausus, un trop petit nombre de personne a été formé, mettant tout le système médical français en péril, au détriment du personnel dévoué actuellement en poste. Il est impératif d'adapter les formations aux besoins de la société, de former des étudiants sur une palette plus générale de culture afin d'éviter les hyperspécialisations ne menant nulle part. Il est impératif aussi, de faire prendre conscience aux étudiants que le diplôme ne fait pas tout, et que la réalité du travail est souvent très éloignée de la théorie des études.
Enfin, je trouve injuste de laisser croire aux étudiants que, parce qu'ils auront un diplome, ils ont un droit à gagner plus d'argent que d'autres. Je ne vois pas en quoi le travail d'un chercheur , d'un diplômé de l'ENA ou de Polytecnique à plus de valeur que celui de l'ouvrier sur une chaîne de montage.. Ils sont nécessaires à la vie de la société, et ils doivent être normalement rémunérés , mais rien ne justifie que l'un touche 100 fois plus que l'autre. Le travail intellectuel étant par définition physiquement moins fatigant, pourquoi serait il payer plus cher? Une échelle de 1 à 5 pour toute la société devrait suffire amplement, le 1 correspondant au revenus minimum de son travail nécessaire pour se nourrir, se loger, et subvenir aux besoins de base de sa famille dans la société ou l'on vit (par exemple en France 1500€ net disponibles)
A Vianvian:
Je te trouve bien angélique de ne pas croire qu'une partie non négligeable des étudiants - surtout dans les premières années évidemment - ne sont étudiants que pour les avantages de toutes sortes attachés à ce statut.
Je te souhaite tous les lauriers du monde pour ta future brillante carrière à laquelle tu aspires, mais en quoi cette maîtrise d'anglais ou cette instruction justifierait elle un salaire "supérieur" pour quelqu'un qui n'a finalement, jamais travailler ( hors petits boulots bien sur ). Qu'elle justifie une vie plus paisible et moins fatigante, soit, mais c'est tout.
Ah !! capitalisme, quand tu nous tiens...!!!
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.