Pensez vous qu' au concours d'entrée à l'ENA le véritable test éliminatoire se fait à l'oral ?



acoquetel
Cette question a été posée par acoquetel, le 02/08/2012 à à 12h48.  *  Alerter les modérateurs
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 acoquetel a écrit [02/08/2012 - 12h48 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
acoquetel

il y a un ecrit et un oral mais lequel est vraiment discriminatoire ???




 Eureka a écrit [02/08/2012 - 14h41 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Eureka

Aucun n'est ''discriminatoire'' mais il est clair que réussir l'oral c'est prendre une bonne option pour la suite. Le concours écrit reste la base mais je dirais que l'oral servira soit à conforter ta sélection en cas de bon résultat ou soit à te rattraper en cas de résultat moyen. Bon courage en tout cas !




Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... Mais pour l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude.


 carter a écrit [03/08/2012 - 11h32 ]  
carter

Je vois que tu essayes de me contacter. Je m’étais inspiré des travaux du sociologue d’Amadieu ; en particulier son livre « les clés du destin » (Editions Odile Jacob) pour montrer que les tests oraux sont en fait le cache sexe de la reproduction sociale dans les grandes écoles françaises.

Les tests oraux permettent de sélectionner ceux qui appartiennent aux mêmes « habitus » (goût, opinions, CSP, Culture, etc.) que les sélectionneurs, là où l’écrit, par le travail et l’érudition, arrive à faire illusion pour celui qui n’appartient pas à cet univers. Evidemment, ces derniers argumenteront toujours du contraire ! Mais une analyse fine de leur critère de sélection à l’oral montre à quel point leurs critères de sélection sont vagues, arbitraires et partiaux !

En fait, vous avez deux conceptions de l’enseignement supérieur :

-une vision méritocratique et démocratique : le savoir est pour tous et offert au plus méritant (remarquez bien la contraction interne ! soit on est démocratique, soit on est aristocratique –dans le sens le pouvoir aux meilleurs !). C’est un rêve pieux, en soi illogique car contractidoire ; mais c’est un rève adapté aux rêves ambitieux des républiques modernes…

-Soit le savoir est une ressource sociale limitée et il convient donc qu’elle reste entre les mains des minorités puissantes. Ce modèle est classique dans les pays anglo-saxons où l’impossibilité des populos d’avoir accès à ce savoir se fait par l’entremise d’un coût d’entrée à l’université prohibitif (genre Havard ou Yale). L’enseignement supérieur sert alors à la reproduction d’une classe sociale privilégiée.


Ces deux visions coexistent dans la société française mais son hypocrisie républicaine l’empêche de se l’avouer. Là où l’arnaque devient dégeulasse, c’est que –contrairement aux anglo-saxons- ces universités élitistes sont payés par le contribuable français, soit par le peuple. D’où l’aspect bicéphale de l’enseignement français :

-l’université pour les pauvres et les classes moyennes avec son cortège d’orientation mal foutue, ses profs antipathiques et sa misère criarde débouchant majoritairement sur un ticket d’attente à pôle emploi…

-les grandes écoles françaises pour les fils à papa (rappelons quand même que plus de 95% des polytechniciens sont fils de polytechniciens ! ) payées par le contribuables français majoritairement de classe moyenne (rappelons que le revenu médian des français est de 1320 euros/mois ! ) dont jamais ses enfants n’y foutront les pieds, contrairement à l’université. Or le prix d’un étudiant à l’université est dérisoire comparée au prix d’un étudiant d’une grande école.
D’ailleurs certains économistes avouent qu’il est scandaleux que ces grandes écoles sont gratuites pour tous alors que ce sont les fils à papa qui les consomment à outrance (au nom du sacrosaint principe d’égalité au savoir. Principe généreux mais qui devrait être proportionnel au revenu des parents)




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 acoquetel a écrit [09/08/2012 - 06h24 ]  
acoquetel

bonjour carter,

Je suis persuadé que tu as tout fait raison sur toute la ligne.
En fait ce sont des choses qui se ressentent fortement.
j'ai personnellement travaillé dans un ministère a paris.( justice) .on m'a expliqué clairement que les deux premiers niveaux de la hiérarchie étaient exclusivement réservés aux énarques et point final.
il est exclu qu'un non énarque accède à ces niveaux "réservés", "protégés". les règles du jeu sont claires.
tout est dit !!!

cordialement




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