Nous sommes tous uniques, et du coup, il est difficile de vous répondre, du fait que nous ne vous connaissons pas, ni vous ni votre fils : je pense que c'est ce qu'a voulu dire Cochise !
Je comprends que vous ayez besoin d'aide et je compatis à votre désarroi !
En tout cas, les seules choses que je peux vous dire pour vous aider sont que :
1/ Rien n'arrive pour rien ! Essayez de comprendre ce qui motive ses crises ; elles peuvent être de 3 ordres :
- "justifiées", c'est-à-dire qu'il s'est passé quelque chose de traumatisant ou d'injuste pour lui (les enfants sont très sensibles à l'injustice) ; dans ce cas, expliquez-lui que vous comprenez sa colère, mais que ce n'est pas avec ce type de réaction qu'on résout les problèmes, au contraire (la preuve !). Pour le lui prouver, obligez la personne qui lui a porté préjudice à réparer, ne serait-ce que par des excuses...
- "éducatives", c'est-à-dire qu'il essaye de prendre le pouvoir et que vous devez lui montrer que l'éducateur, c'est vous... que, à ce titre, vous êtes habilitée à lui apprendre à vivre en société et que, ne serait-ce que pour son propre intérêt, il n'a pas d'autre choix que vous écouter... mais n'abusez pas de la situation, non plus !
- "psychologiques", c'est-à-dire que vraiment rien d'important ou de grave ne justifie une réponse aussi démesurée de sa part et, là, il vaut mieux consulter un psychologue compétent : demandez conseil à votre médecin de famille ; il devrait avoir quelques noms à vous proposer ; quant à l'aspect financier, ces consultations sont prises en charge par la sécurité sociale.
2/ Privilégier le dialogue pour comprendre et proposer des solutions, écouter, aider et respecter pour être écouté, aidé et respecté ont toujours été mon credo, notamment pour l'éducation de mes deux filles ; je ne suis pas Super Maman, mais le résultat c'est que ni elle ne boivent d'alcool, ni elles ne fument, ni elles ne se droguent, ni elles ne forniquent à tour de bras comme c'est la mode ; elles ont appris à être respectueuse d'elles-mêmes comme d'autrui et vivent leur vie selon ce précepte, ce qui ne les empêche pas de faire la fête avec les jeunes adultes de leur âge !
3/ Accepter que les choses sont telles qu'elles sont pour ne pas se lancer dans des guerres perdues d'avance, mais au contraire, se servir du potentiel des choses présentes pour canaliser leur énergie vers un résultat positif est la meilleure solution pour une vie heureuse ; en clair, ne cherchez pas à transformer la nature de votre enfant, mais proposez-lui des solutions qui lui permettrons de laisser sa nature s'épanouir dans des actions "autorisées", positives !
Exemple : si vraiment il aime la baston et les gros muscles, le rugby, très porteur en ce moment, peut lui permettre de canaliser cette poussée impérieuse au lieu de la refouler jusqu'à explosion !
Je n'ose vous dire ni bonne chance, ni bon courage, parce que vous verrez vite des changements positifs si vous optez pour le dialogue et l'écoute. Par contre, ça sera sûrement plus long si vous devez passer par la voie psy. Tenez-nous au courant !