L’électricité, dont tu vantes les mérites, provient généralement du nucléaire dont les dangers sont à peu près les suivantes :
-nous ne savons pas quoi faire de nos déchets nucléaires radioactifs pour des millénaires. On bien pensé les refourguer comme d’hab. aux pays pauvres mais suite à des incidents diplomatiques, nos polytechniciens ont eu l’idée génial de les refourguer, diluée, dans chaque famille française : Sais-tu au moins que la laine de verre est radioactive car produite avec des restes de certains déchets ? (Lire : l’industrie du mensonge de John Stauber - Sheldon Rampton sur le lobbying. Un chapitre est consacrée au lobbying nucléaire : tu en apprendras des belles)
-Nos centrales, vétustes et conçues pour 50 ans, ont dépassée la date limite de fabrication. Or, on ne les a pas renouvelées et grâce à un passe-passe juridique, elles sont reconsidérées comme neuves.. Devines alors pourquoi on est passée à Blaye à deux doigt d’un Tchernobyl à la Française en 1999 (le fameux « tchernoblaye ») …D’ailleurs, l’Etat a en catimini réduit l’assurance risque à fournir en cas d’accident atomique. Diantre, pourquoi l’a t-il fait ?
-Les centrales ont besoin d’eau fraîche pour fonctionner et rafraîchir un réacteur. C’est d’ailleurs pour ça qu’elles sont situées sur le cours d’un fleuve ou d’une rivière. Or, devinez ce qui se passe lors de grosses canicules : on les ferme ! Donc, en cas de réchauffement climatiques, faudra pas trop compter dessus…
L’hydrogène : sa pollution ne pollue pas certes mais sa fabrication, c’est autre chose…Remarquons que l’hydrogène n’existe pas à l’état naturel sur Terre : on casse une molécule d’eau H2O pour obtenir de l’hydrogène lors de l’électrolyse de l’eau…Donc, vous l’avez compris : faut de l’eau, beaucoup d’eau quez l’on prendra dans les océans. Pour l’extraire, il faudra …de l’énergie fossile (pétrole, gaz, énergie autre que l’hydrogène) et durant l’électrolyse, risque de former aussi des produits polluants pour l’air… Pas tres concluant donc…
Du coup, on revient toujours au principe énoncé par Jacques Ellul : « on ne peut produire indéfiniment dans un monde fini ». Un économiste au nom illisible a mis dans les équations économiques actuelles la Terre comme ressource première. Conclusion : nous allons à la catastrophe (on s’en serait douté !) mais propose aussi de considérer notre problème de façon différente : si l’homme veut survivre, il lui faut vivre des revenus de sa planète et non de son capital. Le capital de la planète est tout ce que nous prenons et qui n’est pas renouvelable ; le revenu est tout ce qui est renouvelable afin de donner à nos descendants la même Terre que nous avons reçue : c’est principalement la biomasse (verdure), énergie solaire, vent, etc.…
Tant que nous n’exploiterons pas le revenu de la terre (vent, soleil, biomasse), les autres solutions seront potentiellement et à long terme des transferts de pollutions. C’est bien joli, répond l’ingénieur, mais actuellement, on n’en est tout simplement pas capable !!!
C’est donc pas si simple….
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"