Bonjour. Les effets du progrès technique sur l’emploi sont divers.
Il provoqua la disparition de certains métiers et la naissance d’autres fonctions. Le progrès technique avec l’invention de machines outils a favorisé l’agriculture et l’industrie dans un premier temps : on se passait de labourage à la charrue, de semailles à la main, de constructions qui duraient des mois qu’il s’agisse d’immobilier, d’instruments de toutes sortes, etc. Dans un premier temps donc le progrès technique a supprimé des emplois avec des machines productives qui ont remplacé la force humaine, d’où la naissance de grandes grèves au XIXeme siècle car le volume de production requis était facilement atteint grâce aux machines.
Parallèlement, de nouvelles machines ont vu le jour car il fallait bien de nouveaux travailleurs pour construire ces machines, pour les réparer ou les entretenir. Cela dit, la main-d’œuvre exploitée dans ce sens était quand même plus faible que les producteurs d’avant.
Ensuite, il y a eu le développement de l’électronique et de l’informatique qui ont aussi généré d’autres emplois dans tous les secteurs (primaire, secondaire, et surtout tertiaire).
De fait, si le progrès technique a fait perdre des emplois au début, il en a généré d’autres en permettant la création de nouveaux produits plus performants ainsi que de nouveaux marchés qui créent eux-mêmes d’autres emplois… En effet, de nouveaux produits entraînent une nouvelle demande donc d’autres commandes, donc d’autres emplois, etc.
Globalement donc, à part à ses débuts lors de la révolution industrielle, le progrès technique ne tue pas plus d’emplois qu’il n’en crée, ces emplois étant cependant moins pénibles pour l’Homme.
Ceci est à nuancer pourtant, car si l’on assiste à une progression des emplois qualifiés qui demandent de nouvelles compétences. Les effets du progrès technique étant exponentiels, ces emplois demandent à être de plus en plus qualifiés, donc de plus en plus rares.
Par ailleurs, le progrès technique peut entraîner des exclusions, ceux qui ne sachant pas s’y adapter se retrouvent sur le carreau : c’est le chômage structurel. En outre, les qualifications requises pour un poste lambda sont de plus en plus exigeantes, d’où la nécessité de mettre en place une formation continue digne de ce nom.
Il ne faut pas oublier non plus l’effet des « vases communicants » : gains de productivité donc baisse des prix sur les produits agricoles par exemple et donc plus de pouvoir d’achat pour d’autres marchandises dont la production nécessitera plus d’emplois (c’est ce qu’on appelle le « déversement »).
Pour finir, si le progrès technique a facilité les travaux de main-d’œuvre difficiles, il a pu engendrer avec le temps de nouvelles pathologies liées au stress et aux particularités des nouveaux postes occupés (mal de dos et mal aux yeux pour les informaticiens par exemple).