L’indemnisation pour le chômage partiel comprend une allocation spécifique financée par l’Etat. Son montant est fixé par décret. Elle comprend aussi une indemnité complémentaire selon un accord collectif et qui est versée par l’employeur (il peut dans certains cas la faire prendre en charge par l’Etat). L’indemnisation pour une heure de chômage représente 60 % de la rémunération horaire brute mais elle ne peut être inférieure à 6,84 euros de l’heure. Depuis le 1er mai, en raison de la multiplication des cas de chômage partiel, le gouvernement a décidé que si la durée de ce chômage partiel atteignait au moins trois mois, l’indemnisation serait portée à 75 % de la rémunération horaire brute et cela, pendant un an maximum. Ces indemnités sont soumises, comme tout salaire, à la CSG et à la CRDS et elles sont versées tous les mois à la date normale de paiement. Si le salarié en chômage partiel suit une formation durant cette période, la somme qu’il reçoit (allocation de formation cumulée avec l’allocation de chômage partiel) ne peut être supérieure à sa rémunération totale habituelle. Le nombre d’heures indemnisables est limité à 800 heures par an ou à 1 000 heures dans les secteurs du textile, de l’habillement et du cuir, de l’automobile, des sous-traitants automobiles, des commerçants de l’automobile).