Entre 2008 et 2009, le nombre d'heures supplémentaires déclarées est passé de 145 à 184 millions, soit une progression de 28%, alors que l'activité générale s'est effondrée.
Les entreprises n'ont pas eu besoin des heures sup pour faire face à un surplus d'activité mais pour remplacer des salariés. Ce dispositif a donc été utilisé pour remplacer les départs à la retraite ou volontaires, pour ne pas renouveler les CDD, voire pour permettre à l'entreprise de licencier et de demander aux salariés restants une augmentation de la charge de travail.
Ces 40 millions d'heures supplémentaires en plus correspondent à l'équivalent de 90 000 postes de travail à temps plein et le coût de cette mesure oscille entre 3 et 4 milliards d'euros (2,8 milliards d'euros d'exonérations sociales en 2008 et 900 milliards d'euros d'exonérations fiscales en 2009). Le contribuable paye donc pour détruire des emplois et creuser les déficits sociaux !
Ne serait-il pas plus utile de récupérer ces 3 milliards et de réinstaurer ces emplois aidés en direction des jeunes de notre pays ?
3 milliards, c'est l'équivalent de 150 000 emplois jeunes et 90 000 emplois privés. C'est 240 000 familles qui pousseraient un « ouf » de soulagement, dont celles de 150 000 jeunes qui pourraient engager leurs forces et leurs enthousiasmes dans les associations qui ne savent plus comment répondre à toutes les sollicitations d'une société qui se désagrège.
"On ne fait pas des footings d'adultes avec des jambes d'enfants",Chirac s'exprimant sur le malaise de sarko