Bonjour,
Ce n'est pas de l'agressivité à votre égard, mais de l'exaspération de voir des problèmes récurrents comme les vôtres que ce soit sur ce site ou d'autres.
D'autre part, ayant solliciter par votre question la participation d'autres intervenants, il faut accepter que tous ne vous passent pas obligatoirement la main dans le dos dans le sens du poil.... sinon, cela ne sert à rien.
Beaucoup de gens confondent la vie de chien adulte et celle du chiot en devenir, totalement différente puisque tout est à lui enseigner, comme tout bébé de toute race y compris humaine. C'est seulement de sa vie de bébé que je vous parle.
Je ne doute pas que vous souhaitiez le bonheur pour votre chien, mais avec les habituelles réserves que cela vous ennuie quand cela dérange vos habitudes conventionnelles..... et celles des voisins. C'est la faute au chiot... bien entendu....comme tout le monde.
Hors, je note que vous dites:
"..quand nous partons travailler vers 7 heures du matin elle hurle sans s'arrêter pendant des heures."
et
"...si on la met dans le salon elle mange tout" (la vraie raison)..."et pourrait se faire mal aussi."(l'excuse).
...ce qui ne sont que des manifestations normales chez un chiot qui ne reçoit pas sur le champ une réponse adaptée à ses manifestations. Mais pour cela, il faut être présent.... évidemment, surveiller attentivement tous ses agissements et ne pas avoir d'autres occupations plus importantes, quelle qu'en soit la raison justificative (les humains savent très bien en trouver).
L'éducation la plus importante, et la plus facile, est celle qu'un chiot reçoit dans ses six premiers mois de vie, dont deux au moins se sont passés chez l'éleveur (en principe) entouré de ses parents et de ses frères et soeurs et/ou congénères qui ont commencé son éducation.. En effet, il est prêt à tout apprendre de ses maitres, mais il faut qu'ils soient disponibles pour cela, à tout moment, à toute heure....car un chiot se moque éperdument des contraintes domestiques et professionnelles des humains.
Tout ce qu'il devrait apprendre de ses parents chiens et de sa meute, vous allez devoir lui apprendre en étant qu'un humain qui ne sait pas parler le "chien" (je pense?).... et réciproquement. De plus, vous devrez lui apprendre aussi des us et coutumes humains inconnus des chiens..... bien sur, tout cela, vous le savez.... encore faut il le mettre en oeuvre tout de suite au milieu des contingences quotidiennes.
Deux mots parmi beaucoup d'autres qui vous seront utiles.... "Non" et "silence"... tant pis si j'enfonce une porte ouverte. Il vous faudra les répéter inlassablement sans crier et sans énervement inutile (même si vous avez de bonnes raisons humaines d'y être) immédiatement après toute action correspondante sans en manquer, en oubliant pas que tout ce qui n'est pas spécifiquement interdit par un "non" ferme et clair.... est autorisé, en particulier tout ce qui peut se passer en votre absence d'où l'utilité de la présence permanente avec ce qu'elle représente de contraintes. Tout doit se faire dans la douceur, dans la répétition, jusqu'à la compréhension par le chiot. Evitez de crier ou de parler fort au début (même si cela vous démange), cela obligera le chiot à vous écouter plus attentivement, toujours en faisant précéder l'ordre de son nom.... toujours, surtout au début, tant que l'assimilation de l'ordre n'est pas acquise.
Pour les "grignotages et destructions" divers, il n'y a qu'une seule solution: surveiller et dire "non" autant de fois que nécessaire en ayant l'air courroucé, gardant son calme, sans rigoler des situations cocasses fréquentes (l'expression physique est très importante pour un chien, presque plus que les mots), sans en laisser passer une seule (je sais, c'est dur)... et en punissant les récidives par l'isolement et la mise à l'écart ostensible en un lieu sans distraction aucune..... cris et hurlements, même humainement justifiés, ne servent à rien, si ce n'est à rendre le chien méfiant à votre encontre, ce qui n'est pas du tout le but recherché.
Un chien qui hurle, ce n'est jamais pour embêter les voisins ou vous mêmes, c'est toujours pour signaler sa présence au reste de sa meute qui, en principe, devrait répondre à ses appels de la même façon.... sauf que vous ne parlez pas le "chien".... dommage, il va falloir trouver autre chose.
Pour faire cesser les aboiements en votre absence, il faudra lui apprendre petit à petit qu'il n'y a aucun risque à votre départ..... cela s'appelle la confiance, que votre chien aura de vous voir revenir. Il faudra commencer par de très courtes sorties, réprimer les aboiements dès le premier par un "non, silence !" de l'extérieur d'abord, puis de l'intérieur en cas de récidive. Avec l'habitude, vous augmenterez les durées de sorties (mais pas l'éloignement pour pouvoir répondre à la moindre sollicitation d'aboiements... si vous ne les entendez pas, cela ne sert à rien), petit à petit, plus ou moins rapidement en fonction des aptitudes de votre chiot, chacun étant différent. Bien sur, une petite récompense (je ne suis pas pour, mais il faut reconnaitre que cela fonctionne) accompagnera un bon comportement et beaucoup de caresses et de félicitations orales qui valent toutes les friandises.
Cela prendra.... un certain temps... dépendant de votre temps disponible et de la réceptivité de votre chienne..
Comme il vaut mieux prévenir que guérir et qu'il est inutile de se fâcher avec ses voisins pour ce genre de raison, je vous invite .... à les inviter une fois ou deux pour que votre chienne les connaisse par leur voix et par leur odeur (oui, tout le monde en a une, et pour les chiens, c'est très important), et que vous leur communiquiez son nom, et le vocabulaire que vous aurez utilisé pour l'éducation. En effet, si une voix familière répond à ses aboiements même de loin (vous pourrez en faire l'expérience vous-même) il se passera un temps avant qu'elle ne récidive ce qui améliorera l'ordinaire des voisins à qui il sera plus aisé d'envoyer un "non, silence" que de râler toute la journée contre vous.
Pensez à en faire le plus possible maintenant, car plus le temps passe, plus l'éducation sera difficile et longue à inculquer. Toutes les lacunes, qu'elles soient volontaires ou involontaires, de cette période laisseront des traces plus tard.
Quatre mois environ un peu plus difficiles pour avoir ensuite 15 années environ de bonheur partagé, et d'amour illimité de votre compagnon à quatre pattes, il me semble que c'est un bon deal... non ??
"..mieux vaut avoir un chien aimé et heureux dans 10 m2 qu'un chien malheureux et maltraité dans 300 m2 non?)".....
pour le coup, vous avez tout à fait raison, votre chien se moque éperdument que vous ayez de la terre battue ou du marbre au sol, un loft ou un studio, l'important pour lui est que vous soyez là près de lui.
Quand à la gymnastique, je doute qu'une petite chienne de trois mois suive plusieurs heures durant un sportif confirmé dans ses courses en forêt, elle aurait tôt fait de se poser pour vous signifier que "ça suffit"...... en attendant dans six ou huit mois où ce sera le contraire. Et puis l'avantage de voir revenir un chiot un peu fatigué, c'est qu'il dort ensuite (comme 50% de son temps, heureusement) tranquillement et libère ses maitres de la surveillance.
Quand au "je connais et j'aime mon chien!!"... à trois mois, alors qu'elle n'est avec vous que depuis un mois....sic, attendez que ce soit votre chienne qui vous le montre, l'amour à sens unique n'est pas de l'amour..... ah!, je sens que vous ai encore griffé.... dommage.
J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de mon langage, et que tout cela sera utile, si ce n'est à vous, peut être à d'autres dans le même cas.
...et gros bisous au toutou.!!
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.