Complètement d'accord avec ceux qui se sont exprimés, cochise_fr, missterre.80, zaako et moi-même (avec des nuances pour ce dernier
).
cochise_fr a raison de généraliser le débat. quelle crédibilité peut avoir aux yeux de nos enfants une société qui maltraite le mérite au profit de la magouille, le revenu du travail pour récompenser la "débrouillardise" et la spéculation, qui masque ses préjugés derrière des alibis, et fait du débat politique un cirque où l'audimat monte avec la violence verbale?
missterre.80 est dans le vrai en soulignant que si l'objectif est bien d'arriver à une modification globale des comportements, cela commence par sa propre autocritique et des changements individuels.
zaako l'a dit, c'est un travail de longue haleine.
Plutôt qu'argumenter en une suite de monologues qui ne peuvent se rejoindre quand on confond objectifs et moyens, pourquoi ne pas proposer la mise en place de quelques "opérations pilotes" assorties d'un suivi et de bilans, puis la généralisation progressive accompagnée d'adaptations au fil du temps.
La France est certainement le pays au monde le plus prolifique en lois et réglements de toutes sortes pour une raison simple.
Après avoir longuement débattu, on étudie publie une loi et le problème ainsi "solutionné" on retourne à son sport national qui est le contournement des règles établies. Il faut du temps pour que les décrets d'application sortent des oubliettes et entre-temps le monde change.
Quelques années après et en particulier lors des changements de majorité, on fait semblant de découvrir que le problème, non seulement n'a pas été réglé , mais qu'il s'est aggravé.
Alors on lance une nouvelle réflexion et les conditions s'étant modifiées on constate que la loi n'est plus adaptée. Et on pond une nouvelle loi, sans se préoccuper davantage de son application et de son suivi, pour pouvoir rapidement se préoccuper de sa carrière politique et de ses petites affaires.
Alors, on continue d'échanger des idées lumineuses et impérissables dans le vide, coulées dans le moule de notre auto-satisfaction, ou
- chacun essaie, chacun pour ce qui le concerne, et dans la vie de tous les jours, de modifier ses attitudes, et de réagir à celles qui nous choquent
- tout électeur réfléchit avant de mettre son bulletin dans l'urne, on demande des comptes à son député et à son maire, directement ou au travers d'un engagement politique ou associatif.
- tout parent prend le temps de discuter avec ses enfants des problèmes d'actualité, qui sont souvent ses problèmes aussi.
Faute de quoi, il ne restera plus qu'à revenir à notre éternel "je l'avais bien dit", pester contre l'inévitable "ils", et renfourcher le sempiternel "y-a qu'à".