Désir = saisie = souffrance
Contentement + lâcher-prise = pacification
Plus simplement, considérer que l'autre ressent, lui aussi, les mêmes difficultés, les mêmes souffrances et éprouver de la compassion + considérer qu'il est naturel de ne pas faire subir à autrui ce que l'on ne voudrait pas subir soi-même = le monde serait déjà plus vivable !
Donc, le sexe, s'il fait partie du problème, n'en est qu'un composant parmi d'autres.
Ceci-dit, pour répondre à votre question, le désir est une souffrance + l'assouvissement du désir est toujours provisoire = sitôt un désir satisfait, il s'en présente un autre et le rythme a vite fait de s'accélérer ; cela engendre une avidité et une consommation excessive de moyens de satisfaction, donc une surenchère de la souffrance et, de fait, n'a jamais apporté - et ne pourra jamais le faire - un allègement de la souffrance ! au contraire, c'est un cercle vicieux dont il vaut mieux sortir en gérant ses désirs, ce qui ne dégrade en rien le plaisir !
J'attire également votre attention sur le fait que, cette course effrénée à toujours plus d'assouvissement, à laquelle, d'ailleurs, on assiste en ce moment, est mère de nombreux problèmes annexes : vouloir toujours plus tend à faire espérer, puis croire qu'on est à l'abri de tout et à se lancer dans les comportements à risque ; cela vaut pour le sexe, mais aussi pour la drogue, ou même simplement pour la consommation (surendettement)...
Mais, ce que je vous dis là est loin d'être un discours à la mode : ceux qui profitent du buisness n'ont pas envie de voir l'humanité accéder à la sagesse !