Condamner est une chose, tirer la leçon de ses erreurs en est une autre.
En ce sens, le témoignage des "sommités" médicales qui a permis la relaxe est une forme d'imposture car il nie le principe de précaution: "On ne pouvait pas savoir, donc ils ne sont pas responsables".
Il n'y a pas forcément eu de volonté de nuire, mais il n'en reste pas moins que les négligences commises (absence de vérifications en particulier) sont des fautes, et que toute faute mérite une sanction, que celle-ci soit limitée à la seule reconnaissance de la faute (ce que demandent les parents) ou plus étendue.
En ne tirant pas les leçons de ces évènements, la Justice se rend complice des fautes ou déviations en cours et à venir, et c'est ceci qui est inacceptable.
Les fautes "collectives" et les responsabilités partagées étaient déjà reconnues du fait de la signature de protocoles d'indemnisation de certaines familles avant le verdict, et des indemnités prévues. Pourquoi alors ne pas aller jusqu'au bout de la logique, admettre le principe des fautes commises, et refuser à la Défense jusqu'au droit de faire appel en prononçant la relaxe.
Ce n'est pas seulement honteux mais démontre que le monde de la magistrature comporte comme tous les autres ses proportions d'incompétents, d'imbéciles et de malhonnêtes.
Aux dernières nouvelles, le Parquet s'honore en faisant appel.