Je suis pour ma part en plein dedans... alors je ne sais si cela t'arrangera ou te servira mais voici Deux lettres : la première, je l'ai faite parvenir à mon agence immobilière ainsi qu'à mes voisins du dessus. et la seconde, je l'ai donnée aux voisins uniquement. : Madame BUCCA Par la présente, je porte à votre connaissance les déconvenues auxquelles nous sommes exposés depuis l’emménagement de nos voisins du dessus. Il s’avère que l’isolation est quasi-inexistante entre nos deux appartements. Les règles les plus élémentaires de l’acoustique auraient du faire réfléchir le propriétaire avant la pose de leur parquet flottant. Le résultat en est que notre appartement fait office de caisse de résonance de leur plancher. Nous les entendons donc marcher, parler… de façon totalement démesurée. LES CLOISONS TREMBLENT chez nous au moindre de leur mouvement madame BUCCA !!!! Je vous demande donc d’en informer AU PLUS TÔT le propriétaire des lieux afin que nous trouvions une issue favorable à cette situation qui met à rude épreuve nos nerfs à la résistance déjà bien entamée. Il me déplairait fortement d’avoir à faire appel à un huissier dans le cas où notre propriétaire ne fasse pas preuve de bonne foi, mais nous devons tous retrouver une vie normale ! Je n’évoquerai pas les menuiseries du bien que nous vous louons qui sont dans un état qui frisent le ridicule, chaque chose en son temps. J’espère néanmoins que vous comprenez bien que nous n’avons aucun griefs contre vous. Je sais à qui en reviens la faute et je sais faire la part des choses. Veuillez agréer, Madame, l’expression de ma considération respectueuse ------------ A mes Ô combien estimés voisins du dessus !! N’étant pas certain de l’efficacité de ma remarque dominicale… je me permets par cette petite lettre de reprendre les quelques notions qu’il serait bon de garder à l’esprit. Premièrement… J’habite en dessous !! si si !! Deuxièmement, le dimanche, 8 heure, pour la marelle ou autre jeu de cours de récréation,… c’est tôt. Troisièmement, j’ai le plaisir de vous annoncer que ma femme est enceinte, par conséquent, soumise à une pression inhabituelle qui rend sa patience beaucoup moins extensible. Quatrièmement, la lettre que je vous ai fait suivre, n’est pas un grief contre vous ! Et si un jour vous souhaitiez que les choses évoluent dans le bon sens… écrivez, vous aussi, à l’agence pour leur expliquer les déconvenues auxquelles nous sommes soumis. Je pense que je dois faire partie des voisins les plus calmes et compréhensifs, et je vous le répète, mon but n’est pas de vous empêcher de vivre, cela dit, les choses vont changer radicalement avec la venue de mon premier enfant et je me vois bien mal garder ma flegme si ma progéniture se trouvait perturbée par quelque écho de vos tribulations déambulatoires. Je me permet donc quelques suggestions qui, bien senties, peuvent améliorer notre quotidien… donc le votre : Emmenez les filles au parc !!!! Installez des tapis !! Ecrivez à Mme BUCCA !! Enlevez vos chaussures !!!! Evitez les djembés ou autres percussions… etc… etc… etc. Je considère vous avoir mis au courant de la plus douce des façons qui soit, alors soyez à votre tour les gardiens de votre propre tranquillité… Je ne sais malheureusement pas donner dans la demi-mesure et pour l’instant, je vous le répète, je suis extrêmement ZEN !! Aussi, afin d’être le plus clair possible et qu’il ne subsiste pas la moindre zone d’ombre dans votre esprit, je vous dis que cette lettre est le dernier signe courtois que je vous envoie… je passe désormais en mode « voisin CON » et je vous jure que vous allez sentir la différence étant donné l’absence de changement que suscite la voie de la diplomatie !! ---------- Après quoi, si les changement espérés ne s'opèrent pas, et bien... on est des hommes après tout...