Quel pourcentage en électricité fournissent les centrales hydrauliques, en France ?



ramses
Cette question a été posée par Ramses, le 10/05/2012 à à 11h07.  *  Alerter les modérateurs
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Développement.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 


Liens commerciaux

Réponses



 Ramses a écrit [10/05/2012 - 11h07 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Ramses

Quel pourcentage en électricité fournissent les centrales hydrauliques, en France ?




 cochise_fr a écrit [10/05/2012 - 15h57 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
cochise_fr

Bonjour,
nucléaire : 75,1 % ;
hydroélectricité : 11,9 % ;
thermique (charbon, gaz et fioul) : 10,6 % ;
renouvelable (hors hydraulique) : 2,4 % .
en 2010.
En hydroélectrique on exploite environ 70% des capacités possibles.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [10/05/2012 - 16h09 ]  
papiguy

Le site ci-après donne des chiffres très précis.

En moyenne et de façon approximative:
Le nucléaire produit les trois quarts du total (ceci diminue lentement)
le charbon plus le gaz d'une part et l'hydraulique d'autre part faisant la moitié du reste. Donc l'hydraulique représente à peu près 12 % du total.

On voit sur la courbe heure par heure que la production nucléaire est à peu près constante (la possibilité d'ajustement d'une centrale est très faible, c'est un peu du tout ou rien).

L'ajustement de la production par rapport à la demande (on ne sait pas stocker de grandes quantités d'énergie) est essentiellement faite grâce aux centrales thermiques classiques, combinant l'utilisation des centrales au charbon et des centrales fonctionnant avec des turbines à gaz, moins puissantes que les premières mais qu'on peut lancer et arrêter plus facilement.

L'optimisation de la puissance installée disponible se fait aussi en vendant et en achetant de l'électricité à nos voisins en profitant du fait que les heures de forte consommation sont décalées.

On ne peut pas faire cette optimisation avec les centrales hydrauliques car on doit ménager la ressource en eau pour d'autres raisons (agriculture et alimentation des barrages liée au cycle des saisons). L'éolien, qui monte progressivement en puissance participe aussi un peu à cette régulation. C'est pour cela qu'on peut être surpris de voir, à certaines heures un nombre important d'installations arrêtées malgré la présence du vent.

http://clients.rte-france.com/lang/fr/clients_producteurs/vie/prod/realisation_production.jsp




 papiguy a écrit [10/05/2012 - 16h19 ]  
papiguy

En complément, il existe une autre variable d'ajustement du réseau de production par rapport à la demande, c'est une légère baisse de la fréquence du courant fourni. Cet ajustement est très limité car en deçà d'une certaine valeur (de mémoire la valeur minimale est de 48 Hertz), les centrales s'arrêtent.




 cochise_fr a écrit [10/05/2012 - 18h31 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Et n'oublions jamais que les énergies renouvelables, pour utiles qu'elles puissent être, sont sous-tendues par des escroqueries financières qui pèsent sur l'ensemble des consommateurs d'EDF pour valoriser les profits privés d'actionnaires privés soutenus par l'Europe corrompue.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [10/05/2012 - 20h33 ]  
papiguy

Pour répondre à ta remarque, cochise_fr, sur le poids pour le particulier lambda, j'ai fait un petit calcul pour le photovoltaïque, sur les bases suivantes:
- puissance installée (Métropole Corse DOM): environ 3000 MW *
- production annuelle sur la base de la puissance de crête: 3 GWh
- prix d'achat par EDF : 0,4 euro/KWh (le prix a chuté en 2012)
- total approximatif payé par EDF aux particuliers: 1,2 milliards d'euros en 2012 **
- Production totale d'EDF pour l'année 2011: 550 TWh

Résultat : augmentation du prix du KWh liée au rachat par EDF de l'électricité photovoltaïque: 0,5 centime d'euro.

Pour que ce soit parlant j'ai pris mon cas: ayant consommé 3400 KWH en 2011, j'ai financé les installations photovoltaïques à hauteur de 17 euros, soit 1,4 euros par mois.

Personnellement je préfère payer cette somme absolument faramineuse, scandaleuse, que voir construire une centrale nucléaire de 900 MW.


* (pour mémoire Fessenheim comporte 2 tranches de chacune 900 MW)
** (par comparaison le coût de construction d'une tranche nucléaire de 900 MW est d'environ 1,5 milliards d'euros)




 cochise_fr a écrit [11/05/2012 - 05h35 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Les tarifs ont baissé.....pour les nouveaux contrats. Les anciens signés pour 20 ans sont toujours en vigueur pour les anciennes installations photovoltaïques.....et cela va jusqu'à 0.64€ le kw/h.

D'autre part on peut aussi ajouter les 25% de production nucléaire que l'Europe oblige EDF à vendre à prix coûtant pour que des concurrents privés fassent des profits privés qui devraient être mis dans les poches d'EDF. C'est un sérieux manque à gagner lui aussi imputé sur les factures des consommateurs.

Vous trouvez que 0.5cts d'euros ce n'est pas beaucoup.....mais c'est d'avantage en tout et cela fait bien 10% de hausse de prix inutile pour les consommateurs.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 Ramses a écrit [11/05/2012 - 07h13 ]  
Ramses

Merci à Papiguy et à Cochise fr pour leurs diverses interventions, je me posais cette question après avoir entendu les "verts" qui parlaient du démantèlement des centrales nucléaires, en France. Je savais, bien entendu que les centrales nucléaires fournissaient une grosses partie de l'électricité, mais je ne connaissais pas les divers pourcentages en énergie fournis par les divers moyens employés - Merci à vous deux de vos explications. ;-)




 papiguy a écrit [11/05/2012 - 10h05 ]  
papiguy

Effectivement, qu'EDF soit obligée de vendre à prix coûtant peut paraître excessif, mais on peut considérer que cette production d'électricité, malgré toutes les précautions prises, fait courir un risque à tous les pays européens. En cas de problème majeur à une centrale, le nuage radioactif ne s'arrêterait pas aux frontières. Il est normal que les risques étant partagés, les avantages le soient aussi.

A l'inverse, pourquoi EDF n'incluerait-elle pas le coût du démantèlement des centrales hors services dans son prix de revient, car c'est bien EDF qui devra en supporter la charge et non nos voisins. De la même façon, si le coût de revient de l'électricité profite à nos voisins, pourquoi ne pas les faire aussi profiter du problème du stockage des déchêts radioactifs de longue durée ?

A l'heure ou l'on parle de mutualisation des dettes publiques, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout et parler de la mutualisation de la production d'électricité et des contraintes inhérentes à cette production. On doit aller un peu plus loin que la simple constatation de l'avantage concurrentiel donné à l'industrie française par un prix de l'électricité plus faible.




 cochise_fr a écrit [11/05/2012 - 23h15 ]  
cochise_fr

Bonjour,
C'est l'inverse. C'est l'Europe et ses réglementations débiles qui font prendre des risques à une industrie nucléaire maîtrisée...en France. Mme Lauvergeon s'est faite débarquée pour avoir refuser de construire des centrales au rabais à bas prix. Si M. Proglio patron d'EDF veut pratiquer ainsi par contrainte de prix de revient c'est la course aux emmerdements techniques assurés comme au Japon pour les mêmes motifs.

On a rien à mutualiser en Europe. C'est un marché de dupe qui coûtera très cher aux peuples jusqu'à ce qu'ils prennent conscience qu'il faudra se révolter et reprendre les rennes du pouvoir par la force avant d'être ruiné comme le font les grecs actuellement..!!




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [12/05/2012 - 00h43 ]  
papiguy

1 - le risque zéro n'existe pas. Dès lors qu'on peut remplacer des centrales nucléaires vieillissantes par des installations moins dangereuses et moins polluantes que les centrales dites classiques, pourquoi être contre, c'est absurde.

2 - les dérives ou manquements n'ont pas attendu les règlementations de l'UE pour se produire. Les situations ne sont pas aussi caricaturales. Avant l'UE tout était parfait dans le meilleur des mondes, les risques nucléaires sont causés par l'UE. C'est totalement stupide.

3 - les emmerdements techniques se produisent régulièrement comme dans toutes les installations complexes. On a récemment vu un des deux réacteurs de Fessenheim s'arrêter, mais ce n'est pas le seul:
http://www.asn.fr/index.php/L-ASN-en-region/Division-de-Strasbourg/Centrales-nucleaires/Centrale-nucleaire-de-Fessenheim/Avis-d-incidents
Ces incidents sont la conséquence des décisions de Bruxelles ? Fadaises

Mais qui donc essaie de nous duper, sinon ceux qui répandent des contre vérités.




 papiguy a écrit [12/05/2012 - 01h06 ]  
papiguy

Histoire de rappeler les déclarations ironiques du candidat président à propos de Fessenheim et du risque d'inondation, un extrait de Wikipedia:

"Suite à l'accident nucléaire de Fukushima au Japon, une étude du service Environnement du Haut-Rhin estime que la centrale pourrait être inondée en cas d'un séisme majeur provoquant la rupture de la digue du Grand Canal d'Alsace et que le niveau de l'eau pourrait atteindre un mètre à l'intérieur du site, ce qui conduirait à la mise hors service des systèmes de refroidissement de secours, comme à Fukushima. C'est pourquoi le Conseil général du Haut-Rhin a estimé le 29 juin 2011 que le risque d'une inondation devait être envisagé, mais EDF présente officiellement ce scenario comme improbable et refuse pour l'heure d'en tenir compte."

Cela c'est pour "industrie nucléaire maîtrisée...en France"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Fessenheim#Anomalies.2C_incidents_et_accidents




 cochise_fr a écrit [12/05/2012 - 13h41 ]  
cochise_fr

Bonjour,
C'est la confirmation de ce que je vous ai dit.....à propos d'EDF qui veut gérer le nucléaire comme au Japon, comme un centre de profit, et ceci contraint par les règles débiles de l'Europe qui impose à tous les pays et toutes les entreprises de se mettre en concurrence.....ce qui, en matière de nucléaire est une énorme ânerie.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [12/05/2012 - 14h46 ]  
papiguy

La concurrence n'est pas incompatible avec la rigueur.

La toute puissance d'EDF, alors que c'était un monopole d'Etat, avait aussi ses inconvénients en matière de gestion de la sécurité. L'anecdote du nuage radioactif de Tchernobyl qui s'arrête à nos frontières illustre bien que la situation de l'Etat à la fois juge (ASN) et partie (actionnaire majoritaire de l'Exploitant EDF) a aussi des inconvénients.

Sur ce point, les actions de l'UE peuvent être au contraire salutaires. On l'a bien vu quand après l'accident au Japon, c'est l'UE qui a décidé que des audits de sécurité devaient être entrepris rapidement. La France n'a fait que suivre, contrairement aux apparences (même si elle a participé à cette décision).

L'ânerie c'est de vouloir rendre l'UE responsable de tous nos maux, même contre les évidences.




 cochise_fr a écrit [12/05/2012 - 16h26 ]  
cochise_fr

Bonjour,
"La concurrence n'est pas incompatible avec la rigueur. "

En matière de gestion nationale de l'énergie, des énergies, SI.!! Cette gestion DOIT être nationalisée pour ne pas en faire un centre de profit mais un bien d'utilité publique. C'est d'ailleurs pour cela qu'avait été créé AREVA afin de séparer le pôle nucléaire de la gestion électrique..... et je trouve que c'était très bien comme cela. C'est d'ailleurs pour cela et comme cela que la France est devenue leader dans le domaine nucléaire.

Si vous voulez un simple exemple, il suffit de regarder au Japon.....et les conséquences.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [12/05/2012 - 17h12 ]  
papiguy

L'exemple du Japon ne fait que démontrer au contraire la faiblesse des organismes de sûreté, face à la gestion politicienne des problèmes, confirmant la nécessité d'une totale indépendance des autorités décidant des actions à mener par rapport aux organismes privés ou publics exploitant la filière nucléaire.
Que la production et la distribution de l'électricité soient considérées comme des services publics n'a rien à voir dans ce débat.

La période actuelle est celle des restrictions budgétaires et de la recherche des ressources financières pour l'Etat. Que ce dernier soit directement ou indirectement concerné par l'exploitation de la filière nucléaire ne peut-il pas être, comme pour toute entreprise privée, le moyen de faire des profits, quitte à rogner un peu sur la sécurité ?

Les erreurs (pour ne pas dire autre chose) des administrations de l'Etat ou des collectivités publiques dans d'autres domaines (la Santé par exemple) sont là pour le démontrer.

Il ne faut pas tomber dans l'angélisme né de la simplification ou de la caricature. toute organisation comporte des faiblesses et peut générer des risques. Il convient de les connaître afin de mettre en place la surveillance au bon niveau. Le niveau Européen peut et doit faire partie du système quand les enjeux l'imposent.




 cochise_fr a écrit [12/05/2012 - 22h53 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Mais le souci n'est pas là où vous le situez.
Le seul problème est de savoir si on veut faire du nucléaire et plus généralement des énergies nationales du pays (quel que soit le pays) des centres de profit devant entrer en concurrence ou des services publics sécurisés quand cela est nécessaire comme cela a été le cas en France depuis le début.

Je reste persuadé que si le Japon avait géré son énergie nucléaire par l'état, il n'y aurait pas eu Fukushima ET les conséquences n'auraient pas non plus été si dramatiques puisque aucun moyen de secours n'a été demandé ni envoyé dans les premières heures du problème. Si l'état s'en était occupé, il aurait envoyé l'armée avec des moyens militaires d'envergure aéroportés (dont des pompes de puissance adaptées en remplacement des défaillantes et des groupes électrogènes d'alimentation) ce qui aurait grandement limité les dégâts faute de pouvoir les empêcher. On aurait peut être même pas parlé de Fukushima en dehors du tsunami puisque la centrale avait résisté au séisme.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [12/05/2012 - 23h48 ]  
papiguy

Pour ce qui est du Japon, une chose est certaine, c'est que tes suppositions sont entâchées d'erreur.
En effet, les Autorités ainsi que les exploitants de centrales japonais avaient été informés par Westinghouse, titulaire de la licence, des risques liés à un tsunami, ceci à la suite d'études entreprises par ce concepteur de centrales après que des tsunamis se soient produits dans d'autres pays.
Or ni les exploitants ni les Autorités de sûreté n'en ont tenu compte, pas plus d'ailleurs que les autorités de sureté des pays ayant des centrales basées sur la licence de ce fabricant dont la France.
Absolument rien n'a été fait pour modifier les installations afin d'améliorer "structurellement" la sûreté, et aucune disposition particulière n'a été prise pour intervenir en cas d'urgence (prépositionnement de pompes, de réserves d'eau et de bore). Les avertissements de Westinghouse sont restés lettre morte au Japon (et en France).

Il ne suffit pas de pratiquer la répétition d'une idée pour que celle-ci devienne vérité.
Le débat doit bien porter sur l'organisation de la sûreté, comme cela a pu être fait dans d'autres domaines, et non sur l'organisation de la production, car sont concernés également la conception, la construction, l'entretien et les transformation et enfin le démantèlement des installations nucléaires.

Sans mettre en cause ni leurs compétences ni leurs capacités, que "pèsent" les directeurs de l'ASN et de l'ANDRA face aux patrons d'EDF ou d'AREVA, nommés directement par le Président ? Si les Autorités Françaises étaient défaillantes, les Autorités Européennes auraient un autre poids.

S'agissant de la sécurité et la radioactivité ne s'arrêtant pas aux frontières, il est également absolument normal, que faisant partie de l'ensemble européen, les pays exploitant la filière nucléaire aient des comptes à rendre à leurs voisins.




 cochise_fr a écrit [13/05/2012 - 02h24 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Je ne parlais pas de construction, mais d'exploitation, et des moyens d'urgence à mettre en oeuvre en cas de pépins. Cela ne s'improvise pas à la dernière minute.

Si, dans les 5 heures qui ont suivi le tsunami, l'armée nippone avait amené du matériel de remplacement héliporté (et je ne peux croire qu'il n'y en avait pas dans le pays), on en parlerait plus depuis longtemps et les japonais seraient restés sur place. Mais TEPCO a préféré faire le mort et essayer de régler les problèmes au plus économique.....à priori à ce moment là..... et pendant plusieurs jours....ce qui pour ce genre d'incident est une énorme incompétence juste dirigée par le goût des profits faciles et très éloignés du moindre bon sens de sécurité élémentaire.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [13/05/2012 - 12h44 ]  
papiguy

Nous sommes bien d'accord sur ce point cochise_fr, mais si la responsabilité de TEPCO est évidente, celle des Autorités Japonaises l'est également, car, si elles pouvaient, sinon demander l'arrêt pour la modification immédiate des installations, du moins exiger l'établissement d'un plan d'intervention d'urgence et la mise en place des moyens nécessaires.

On peut prendre l'exemple de la réglementation américaine en matière de pollution maritime, qui en plus de l'application des régles prévues par les Conventions Internationales, prévoit d'une part l'établissement par l'armateur d'un plan d'urgence comprenant le prépositionnement de matériel (via des sociétés spécialisées), et d'autre part la réalisation d'exercices, à ses frais.

Pourquoi ce qui est possible dans ce cas ne le serait-il pas dans le cas autrement plus important des accidents nucléaires ? Il semble que l'on commence seulement à se réveiller en France.

La déclaration du candidat président disant qu'un tsunami n'est pas possible à Fessenheim est irresponsable. La centrale est située au dessous du niveau du canal voisin et la digue pourrait très bien céder en cas de séisme majeur, provoquant le même problème qu'au Japon, c'est à dire l'arrêt du refroidissement du coeur des réacteurs. La meilleure démonstration de l'irresponsabilité de ces propos reste les actions déjà engagées pour prendre en compte le retour d'expérience de Fukushima (la visite du site de l'ASN est instructive, montrant que les politiques ne sont pas à la hauteur de la compétence des personnes directement concernées).

Enfin, dans le cas particulier de Fessenheim, n'oublions pas que cette centrale est exploitée pour le compte de 3 pays (Allemagne, Suisse et France).




 cochise_fr a écrit [13/05/2012 - 19h20 ]  
cochise_fr

Bonjour,
La comparaison avec les affaires maritimes américaines ne saurait convenir. En effet, la principale mesure (qui devrait être étendue à toutes les pratiques industrielles dangereuses) maritime est que pour s'approcher des côtes américaines, il faut d'une part une double coque et surtout, d'autre part, il faut disposer d'une assurance financière illimitée concernant les éventuels dégâts possibles quelle que soit leur forme. C'est pour cela par exemple que dans le golfe du Mexique, la compagnie s'est empressée de diligenter des mesures d'urgence adaptées puisque c'est elle qui devrait de toute façon payée la note finale.....ce qui fait une sacrée nuance avec les assurances limitée en valeur ou en sujet de compétence.

Concernant les centrales nucléaires, on ne peut comparer les systèmes japonais de refroidissement direct (moins chers à la construction), et ceux des centrales comme Fessenheim à circuit indirect étanche à eau pressurisée. Le risque d'inondation est évalué au plus à 1m ce qui rend la protection pas si compliquée qu'on voudrait le faire croire. D'autre part, au Japon une centrale de même conception de protection de cours d'eau (le canal d'Alsace en France) a résisté à un séisme supérieur aux prévisions françaises sans dommage grâce à l'élasticité des matériaux mis en oeuvre.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [13/05/2012 - 19h59 ]  
papiguy

Les mesures supplémentaires imposées par les USA ne peuvent en aucun cas permettre de préjuger de la validité de la démarche "technique" utilisée pour limiter les conséquences d'un sinistre sur l'environnement. L'exemple n'était cité que pour illustrer une approche préventive rationnelle de la gestion de crise.

Le sujet n'est pas "la sécurité en France (ou ailleurs) des centrales nucléaires est-elle assurée et est-elle meilleure chez nous qu'ailleurs, mais :

- est-ce que la méthodologie d'évaluation des risques et de la gestion des crises est adaptée ? Avant Fukushima la réponse pour la France était oui, mais une réévaluation périodique des risques manquait au système. Depuis, des améliorations ont été apportées.

- l'organisation de la production a-t-elle une influence sur l'élaboration et l'application de cette méthodologie ? En particulier est-ce que la nationalisation de la production peut être un facteur positif ? Non, mais à chaque mode de production doit correspondre une organisation de la surveillance adaptée à ce mode. Dans tous les cas la transparence doit exister, ce qui est le cas pour l'essentiel en France (les rapports de l'ASN sont consultables sur internet).

- Enfin est-ce qu'une organisation supranationale comme l'UE peut ou non intervenir favorablement pour surveiller le bon fonctionnement des systèmes mis en place par les Etats ? Pour ce qui me concerne, la réponse est indiscutablement oui.




 cochise_fr a écrit [13/05/2012 - 23h49 ]  
cochise_fr

Bonjour,
On ne va pas se battre la-dessus, je ne fais pas confiance du tout à l'Europe, sous sa forme actuelle, uniquement tournée vers les profits des corrupteurs. On va en avoir un bel exemple de plus à partir de mardi prochain.

De même, je maintiens que les énergies en général et celle-là en particulier DOIVENT être sous contrôle des états et non sous gestion privatisée dont on connaît les dérives.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [14/05/2012 - 10h52 ]  
papiguy

Aucune organisation n'est à l'abri des dérives, car toutes les organisations, qu'elles soient d'Etat ou privées, sont gérées par des hommes, les dérives étant l'oeuvre de ces même hommes. Des dispositions doivent être mises en places afin de pouvoir détecter les dérives et y remédier, le dernier mot restant au peuple par l'intermédiaire de son vote.

En matière d'électricité, la notion qui relève du service public est la distribution. Que je sache, quand une municipalité met en place un service public de transport par bus, c'est l'utilisation des bus qui est municipale et non la fabrication des bus, dès lors qu'on peut en trouver sur le marché !
S'il s'avérait que plus aucune société ne veuille produire de l'électricité, alors l'Etat pourrait décider de faire de la production un service public.




 cochise_fr a écrit [14/05/2012 - 14h27 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Justement NON.!!
Le but de toute entreprise privée est de faire des profits....et c'est cela qu'il faut éviter en gardant les productions d'énergies dans le giron de l'état...et tout particulièrement pour le nucléaire....même sans dérive.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [14/05/2012 - 16h02 ]  
papiguy

Reste à savoir ce qui est le plus important en ce qui concerne l'industrie nucléaire, le profit ou la sûreté !
La réalisation du profit est légitime si elle accompagne le respect du cahier des charges, mais elle devient une dérive si une mauvaise gestion de l'entreprise ayant pour conséquence une augmentation anormale des prix de revient, est compensée par la baisse de la qualité des services et non d'abord par la diminution du profit.
Une société à but lucratif peut très bien, à prix de vente égal, être plus performante en matière de qualité de service qu'une société à but non lucratif. et réaliser des bénéfices.




 cochise_fr a écrit [15/05/2012 - 20h18 ]  
cochise_fr

Bonjour,
C'est bien toute la question....et la seule réponse est ; la sûreté.....quel qu'en soit le prix, qui est de toute façon moins cher que les autres formes de production, y compris renouvelables.(hors magouilles bien sur).




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


Répondre à Ramses






Attention vous n'êtes pas connectés !!! sad

Renseignez vos identifiants de connexion au site, sinon votre réponse ne sera affichée qu'après avoir été validée par notre équipe de modérateurs (et sera en plus postée en "Anonyme")

Votre pseudo :
Mot de passe :

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek

    


 Je souhaite être alerté des prochaines réponses !






Articles de la même thématique :

• EDF GDF : l'opérateur nationnal d'électricité et de gaz




Poser votre question !   Poser votre question !
* Avertissement : les propos tenus sur cette page sont le fruit de la discussion entre les internautes membres de la communauté Web-Libre, et ne reflètent en rien la conviction personnelle des administrateurs du site.
Copyright © 2013 - Weblibre / Tous droits réservés, propriété exclusive de web-libre.org - Toute reproduction même partielle de ce site sans consentement est interdite et donnera suite à des poursuites.