KEMET
Quand je pense à toi mon adorée
Quand je te vois mon adorée
Mon cœur, de milliers de sensations
Se rempli
Mon cœur, de milliers de rayons de soleil
Se rempli
Rien ni personne n’importune, avec ou sans raison
Ni mon cœur, ni mon corps, ni ma pensée
Je te suis fidèle pareil
Au grand Condor des Andes
Qui, lui, n’a qu’une seule partenaire
Pour les quatre-vingt-dix ans de son existence
Passée aux Andes…
Au grand aire…
Je doute ; je suis dans l’ignorance.
Je ne sais comment t’appeler.
Je doute ; je suis dans l’impuissance.
Je ne sais comment te nommer.
Je doute entre t’appeler
Au féminin ou au masculin.
Dans ton antique langue
Kemet était ton nom
Tu étais au masculin.
Pourtant, j’ai choisi le féminin.
J’ai choisi, mais ne sois pas contrariée
Terre bien aimée.
Tu sais bien que cette décision est un leurre.
Tous sont et seront encore plus contre moi
Si je t’appelais ainsi à cette heure.
Les Grecs, ont sottement, dans leur langue
Donner, jalousement et admiratifs, pour toi
Un assez étrange nom.
Ils ont vu Hou-Ka-Ptah
Sur les murs d’un temple, et déjà
T’on nommé Aegyptis, Egypte.
Mais c’est Kemet, le Pays Noir, qui prime, non Egypte.
C’est Kemet qui est tout au fond de moi, en moi.
Je ne te connais et reconnais réellement qu’en ce nom.
Et surtout, souviens-toi, mon soleil :
Quand je pense à toi mon adorée
Quand je te vois mon adorée
Mon cœur, de milliers de sensations
Se rempli
Mon cœur, de milliers de rayons de soleil
Se rempli.
Il vaut mieux un serpent dans une maison qu'un imbécile qui la fréquente..