Certains dialogues sont restés dans l’Histoire pour leur sens de la répartie, leur bon mot et le trait d’esprit qu’elles dévoilent de leurs auteurs. En connaissez-vous ?
Par exemple :
« le prince de Charolais, descendant des Condé, surprend monsieur de Brissac chez sa maîtresse. Il s’exclame :
-« Sortez, monsieur ! »
A quoi Brissac répond, pour lui rappeler l’époque révolue de l’honneur chevaleresque répond :
-« Monseigneur, vos ancêtres auraient dit : sortons ! »
Un critique demande à Tristan Bernard :
- Si un incendie éclatait au musée du Louvre, quel tableau emporteriez-vous ? »
- Le plus proche de la sortie ! Lui répond t-il…
Lors d’une première d’une pièce de théâtre, un spectateur en retard souffle à oreille de Tristan Bernard :
- Ah ! J’ai manqué le premier acte !
Et Tristan Bernard lui répond, flegmatique :
-Rassurez-vous, l’auteur aussi !
-Ce garçon est si timide qu’il est toujours dans les jupes de sa mère.
Réplique de Georges Feydeau :
-Tant mieux, il s’y fera des relations.
-monsieur de Rivarol, combien d’années me donnez-vous ? Demandait une vieille coquette à l’homme célèbre. Réponse :
-«Pourquoi vous en donnerais-je madame ? N’en avez-vous donc pas assez ?
Une féministe apostropha Churchill :
-Si j’étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre thé !
Réponse au tac au tac de Churchill :
-Eh bien moi, madame, si j’étais votre mari, je le boirais !
Le comte de Montmorency fut conduit au billot, après s’être battu en duel malgré l’interdiction de Louis 13. Le bourreau, un débutant, chevrote :
-Tenez vous bien, monsieur le comte, c’est la première fois que cela m’arrive !
-Imbécile ! Crois-tu que c’est la seconde fois que cela m’arrive à moi ? Lui rétorque le comte…
Le Prince de Conti était fort laid. Aussi sa femme le trompait sans vergogne. Un jour, en partant, il lui dit :
-Madame, je vous recommande de ne pas me tromper pendant mon absence.
-Monsieur, vous pouvez partir tranquille : je n’ai envie de vous tromper que lorsque je vous vois.
-« le maréchal va beaucoup vous manquer… » Dit-on à l’épouse du Maréchal de Boufflers après qu’il eut décédé
-« Peut-être. Mais au moins, je saurai où il passe ses nuits » réplique t-elle.
-« je vous écrirai demain sans faute » s’exclame un illettré à Rivarol. Celui lui répond :
-Ne vous tracassez pas : écrivez-moi comme vous en avez l’habitude.
La belle Isodora Duncan poursuivait par ses assiduités Georges Bernard Shaw. Un jour, elle lui murmura, œillade appuyée :
-Quel miracle ce serait d’avoir un enfant ensemble. Imaginez qu’il ait ma beauté et votre intelligence !
-bien sûr, mais supposez que ce soit le contraire ! répliqua Shaw..
-«Cher président, pourquoi me dévisagez-vous ainsi ? » Demande une belle jeune femme à Edgar Faure..
-« Madame, je ne vous dévisage pas, je vous envisage. » lui réplique t-il…
Londres. Seconde guerre mondiale. De gaulle prie Churchill de le voir le plus tôt possible.
-« Disons à 7 heures, monsieur le premier ministre »
Mais Churchill n’aime guère les levers matinaux et lui réplique :
-Pourquoi pas 6 heures, mon général ? Nous pourrions prendre la douche ensemble !
Exemples tirées de « vous n’auriez pas le dernier mot ! »
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"