missharper, la question de notation n'a, à priori, rien à voir avec le sujet car elle est tout à fait subjective et dépend du degré de "profondeur" et de rigueur de l'analyse qui aura été faite par chaque professeur, et lui servira de référence pour noter.
Ce que tu dis, qui reflète une réalité faisant souvent des examens une loterie, n'en est que la démonstration, les professeurs étant à l'image de leurs élèves, divers et variés dans leurs capacités de réflexion et d'analyse.
Les conditions mentionnées dans mon message précédant sont incomplètes sur ce point essentiel que tu viens de souligner avec justesse. Il aurait fallu écrire "par plusieurs personnes différentes ayant des niveaux de formation et d'expérience similaires,....".
Mais malgré ces précautions, mon postulat ne peut que rester purement théorique.
La question se posera plus justement de connaître les raisons qui conduisent à "produire" des résultats différents à la suite d'une analyse philosophique.
Les différences sont-elles dues à la nature du sujet ou aux conditions de l'analyse ?
Ceci est vrai aussi lorsqu'on réalise des essais et mesures en relation avec des sciences réputées "exactes".
Il y a ainsi similitude entre deux disciplines que tout semble opposer:
- Les sciences "exactes" ne le sont qu'aux erreurs de mesure près (incluant les erreurs faites dans le choix des méthodes utilisées compte-tenu de l'état des connaissances du moment), et aux erreurs d'interprétation près.
- Les questions philosophiques n'ont de réponses exactes que dans les limites de nos capacités d'analyse et de déduction.
Il en va des résultats de réflexions philosophiques comme de toute oeuvre humaine, y compris dans le domaine des sciences exactes. Quelles que soient les précautions prises, les résultats sont toujours imparfaits, mais ceci ne doit pas faire préjuger de la nature réelle des questions traitées.
Mais doit-on s'en plaindre ? l'imperfection autorise les améliorations et le progrès dans le bon sens du terme.