Votre couverture sociale à l'étranger dépend du pays de destination mais également de votre statut professionnel. Si vous appartenez à la catégorie des « détachés » et que la durée de votre détachement est inférieure à la durée maximale autorisée par la convention effectuée entre votre pays d'accueil et la France, votre cotisation auprès des organismes français suffit. Si elle est supérieure à la durée convenue mais inférieure à 6 ans, il vous faudra cotiser auprès des organismes locaux mais votre cotisation française est toujours valable, tout cela bien entendu si vous continuez à le faire en parallèle. Par contre, si vous disposez du statut « d'expatrié », votre affiliation à la Sécurité Sociale française n'est plus valable sauf si vous contractez une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l'Etranger ou CFE. L'assurance volontaire sert à vous couvrir contre les risques d'accidents de travail et les maladies professionnelles ou non, mais également contre les risques d'invalidité, ainsi qu'à rembourser vos frais de maternité et à garantir votre retraite. Il est important de savoir que le délai du dépôt de votre demande de souscription à l'assurance volontaire est important dans la mesure où la continuité de votre protection par la Sécurité Sociale française ou SSF en dépend. Il est nécessaire que la demande d'adhésion à la CFE soit déposée dans les trois mois qui suivent l'arrêt de votre protection par la SSF afin de garantir la continuité de votre couverture sociale. Le délai maximal pour une reprise de la protection sociale quand on n'a plus été couvert par la SSF au moment du départ est également de trois mois. Une fois dépassé ce délai, vous n'obtiendrez votre couverture qu'à partir du quatrième mois. La couverture sociale pour un Français à l'étranger est assez complexe, l'on ne saurait que vous encourager à consulter le site www.cfe.fr, guilde.jeunes-chercheurs.org/Alire/Etranger/SecuriteSociale.html ou acquérir le livre intitulé Travailler à l'étranger, les guides pratiques.