J'ai recommencé à écrire. Ce sont etentiellement des nouvelles. Dites-moi ce que vous en penser! En voici une:
L’ARBRE SANS FEUILLE
Sous l’arbre sans feuille, j’écris. Sous l’arbre sans feuille, le crayon entre mes doigts laisse son emprunt sur la feuille aux petits carreaux. Ce qu’il écrit, trace et dessine, il le fait automatiquement après que mon cerveau et mes doigts le lui ont dicté. Il n’appuie pas fort comme d’habitude. Sous l’arbre sans feuille, je réfléchis. Sans l’accord de mon cœur, ma tête pense, élabore un plan. Mais ce cœur est aussi en parti responsable de ce que ma tête a décidé de faire. Ma tête, malgré tout son savoir, tout ce qu’elle pense, tout ce qu’elle sait, elle sait qu’elle ne devrait pas écrire ce qu’elle écrit ; pourtant elle le fait, elle ne peut pas s’en empêcher.
Et si je me présentais ! Bon, je m’appelle Ludovic Constant. J’ai vingt ans, je mesure un mètre soixante-seize (pas très grand me direz-vous !), je pèse soixante-huit kilo, et je suis brun aux yeux noir de jais.
J’ai fini ce que j’étais entrain d’écrire. Je me lève et fais marcher mes pieds un peu engourdis chaussants du quarante-deux. J’entre dans ma voiture et démarre. Arrivé chez moi, ou plutôt chez moi et ma copine, je pousse un soupire d’encouragement. A cette heure, dix-sept heures, je sais qu’elle est chez nous. En effet, je la trouve dans le mini salon, assise sur le canapé, sirotant un liqude rouge, du sirop peut-être ou autre chose.
Dès qu’elle m’aperçoit, elle me montre son regard désolé et incertain de ces derniers temps. Je marche vers elle, un sourire forcé aux lèvres. Elle presque tout de moi. Et je dis bien presque tout ! Elle ne soupçonne pas que dans ma main, dans ma poche droite, je tiens un petit pistolet avec anti- bruit.
A un mètre d’elle, en un rien de temps, je sors le pistolet et lui met une balle dans le front. Ca y est, je l’ai fait, je l’ai tuée. Je fais en sorte que le sang qui coule de sa jolie tête ne tombe pas par terre, par tout. Puis je vais dans les toilettes me laver les mains et le visage. Je retourne dans le mini salon, fouille dans son sac, trouve son rouge à lèvre rouge vif. Je l’ouvre et écris depuis son buste jusqu’à son bas ventre ceci :
Femme sensuelle
Femme belle
Femme comédienne
Femme mienne
Je finis de lui enlever le reste de ses vêtements et, ainsi nue, je l’emmène. Je sais qu’à cette heure, les gens qui peuplaient l’immeuble étaient encore ou déjà absents.
Je la dépose tendrement, minutieusement sous l’arbre sans feuille, témoin de notre rencontre, de nos moments heureux et gardien de son corps et de sa mort. Je l(embrasse une dernière fois. Puis je repars. En chemin, j’entre mes mains dans mes poches. Elles caressent le pistolet et la feuille aux petits carreaux.
Lorsque j’arrive chez moi, je rencontre des policiers. Tout de suite ils me passent les menottes aux poignets. Je n’ai pas le temps de comprendre, de réagir. Mon plan était pourtant infaillible !!!
Ludovic ne savait pas que à seize heures, sa voisine madame Blanchet, était sortie beaucoup plus tôt du travail, du lycée, car son père venait de mourir. Elle était venue prendre quelques affaires chez elle avant d’aller chez ses parents, ou du moins chez sa mère.
Plus tard, les policiers découvriront une feuille contenant ceci :
Toi, toi, toi
Déesse de mes rêves
Toi, toi, toi
La plus belle des Ève
Toi, toi, toi
Sens de ma vie
Toi, toi, toi
Femme chérie
Toi, toi, toi
Pire traitre d’entre les traitres
Toi, toi, toi
Avec l’autre tu veux être
Toi, toi, toi
Qui m’a tout promis
Toi, toi, toi
A moi seul tu es promise
Ludovic ne savait pas qu’à 13 heures, Eve se confiait à une amie. Elle avait décidé de resté avec Ludovic car elle l’aimait plus que tout, plus que l’autre.
Plus tard, Ludovic se réveille et est content que ça ne soit qu’un rêve, ou plutôt un cauchemar.
Il vaut mieux un serpent dans une maison qu'un imbécile qui la fréquente..