Le 19me siècle pour les femmes ne fut pas rose en effet. En 1802, c’était le règne de Napoléon, qui fut destitué et remplacé par des monarchies incapables. C’est lui qui a instauré le Code civil ne donnant aucun droit aux femmes et dont une partie perdure encore aujourd’hui. Remarquez, au 18me, siècle des lumières paraît-il, c’était encore pire… Malgré la Révolution, les femmes n’étaient propriétaires de rien même si elles avaient le droit, pour les plus cultivées, de former des cercles littéraires. Le 19me siècle fut un retour en arrière, avec des dotes pour certaines qui n’avaient pas leur mot à dire, et à la fin du siècle, pour le travail en usine pour d’autres encore, le salaire étant perçu par le mari qui avait tout le loisir de faire ce qu’il en voulait puisque la femme n’était propriétaire de rien… C’est vrai qu’à la fin du 19me siècle, Eugénie, l’impératrice, influença quelque peu son Napoléon III de mari, mais elle était comme Marie-Antoinette, une pour toutes et toutes pour moi…
Ce siècle fut particulièrement difficile pour les femmes qui n’avaient le droit que de se taire.
Un vrai recul en arrière par rapport au Moyen Âge qui voyait souvent des femmes être chefs d’entreprise (ateliers d’enluminure, artisans en orfèvrerie, magasins de peaux et fourrures, entreprises médicinales, chefs de couvents,…)…
Vous voyez ce qui m’énerve ? C’est de qualifier le Moyen Âge d’obscur alors que ce sont bien les 18me, 19me et 20me siècles qui ont été les plus obscurs dans l’histoire des femmes !
Alors que jadis, l’Eglise avait plié un peu, les hommes ont voulu, à cette époque et une fois la Révolution passée en arrêtant les préceptes de l’Eglise, tout reprendre à leur compte…
Il faudra attendre la Première Guerre mondiale et la présence incontournable dans les champs des femmes pour assurer l’économie, pour que celles-ci puissent être reconnues… Dans un premier temps… Car il faudra mener bataille pour qu’elles puissent avoir le droit de vote ou pour qu’on puisse leur reconnaître le droit de propriété.
Bref… Au 19me siècle, on ne pensait pas que les femmes puissent être intelligentes ni même inventer… Entre Balzac, Emile Zola ou Guy de Maupassant, les portraits peints des femmes dans la littérature de cette époque sont, soit des pochardes, soit des folles peu instruites travaillant dans les mines, soit des courtisanes ou des « filles salopes » du Père Goriot… Autant dire des portraits peu reluisants ! Il a fallu attendre 1903 pour que Marie Curie ait le prix Nobel !