Dimanche soir, un jeune couple se promène dans un bois près de Mernel, au sud de Rennes. L'enfant, âgé de 5 ans, fait du vélo. Il chute, s'ouvre le menton et le front. Les pompiers conduisent Maxime aux urgences de l'hôpital Pontchaillou à Rennes. Comme souvent, les couloirs regorgent de patients. Après une heure d'attente, un interne s'occupe du gamin. Le praticien met un point de colle pour refermer la blessure sur le front.
« J'ai été surprise que le médecin n'allonge pas Maxime pour protéger les yeux », se souvient Sandrine, la maman. Et c'est justement ce qui est arrivé. Une goutte est tombée dans l'oeil droit de l'enfant qui, par douleur, s'est frotté le globe. La colle a pris rapidement. Le médecin a appelé un ophtalmologue à la rescousse qui n'a rien pu faire. Finalement, le gamin est rentré chez lui avec les paupières collées. « Le docteur m'a dit de revenir dans une semaine », s'indigne Sandrine.
Mais la jeune maman n'a pas attendu sept jours. Le lendemain, elle a consulté en urgence un autre ophtalmologue. Le spécialiste a réussi à couper les cils, à séparer les deux paupières et à retirer ce qu'il pouvait de la rétine. Pour l'instant, personne ne sait si l'enfant aura des séquelles. Des examens doivent avoir lieu. Les parents, ulcérés par le comportement de l'interne et de l'hôpital, ont décidé de porter plainte. « C'est un dysfonctionnement manifeste du service public hospitalier », estime Me François Brien, l'avocat de la famille, qui compte engager une procédure en réparation.
Le capitalisme,c'est l'exploitation de l'Homme par l'Homme.Le communisme,c'est l'inverse.