La poussée des verts montre bien que ceux qui ont voté ont compris qu'il s'agissait d'un scrutin européen et non un scrutin national. En ce sens l'évolution est positive et constitue par ailleurs un désaveu à l'égard de la majorité parlementaire française
Le maintien tout relatif, et en fait minoritaire, comme l'a souligné cochise_fr, de l'UMP montre que que les électeurs qui ont confondu scrutin européen et scrutin national, à l'instigation de la majorité parlementaire française ont en fait aussi désavoué cette majorité.
Double désaveu, et ce ne sont pas les mots de "victoire" qui vont changer quoi que ce soit au résultat "calculé" par cochise_fr: la majorité parlementaire française n'a la confiance que de 11 % de la population pour ce qui concerne la politique européenne. Appeler cela une victoire relève de l'illusionnisme.
Les partis des verts est tout nouveau comparé aux vieux partis traditionnels, tout simplement parce que la "conscience verte" ne s'est éveillée que récemment. Alors laissons un de de temps pour que le bouillonnement d'idées et de courants divers convergent vers un fleuve qui devrait sinon s'imposer mais du moins imposer des changements radicaux.
Des débutants en politique il en faut, et il y en a dans tous les partis politiques, y compris dans les partis traditionnels, ce qui peut parfois poser des problèmes à ces derniers quand les caciques ou les éléphants sentent leurs positions dominantes contestées.
Et puis, la jeunesse en politique n'est pas forcément un critère péjoratif. Je préfère de loin le discours d'un Francis Lalanne, mesuré et documenté, aux bafouillages d'une Rachida (injurieux à l'égard des électeurs car quand on prétend jouer un rôle au Parlement Européen, le minimum est de connaître les institutions et leur fonctionnement).
Les médias caricaturent souvent les personnes en les réduisant au sensationnel (démontage d'un MacDo, arrache de cultures OGM, passages anodins d'un livre,...), oubliant que derrière les discours se trouve le plus souvent une vraie réflexion, bien plus élaborée et réaliste que celles des tenants de la simple soumission aux pourvoyeurs de budgets électoraux.
Pour ce qui est du Portugal, on pourrait probablement interpréter les résultats exactement de la même façon, mais, à ma grande honte, je ne connais pas assez le pays pour aller plus loin.
Tous les commentateurs disent que la tendance est "européenne" et que le centre droit a "gagné" tout en soulignant un taux d'abstention anormalement élevé, significatif pourtant, comme en France de la perte de crédit des gouvernements de centre droit pour ce qui concerne la politique européenne.