Christophe, la réponse de Toli semble bien dire qu'il serait préférable qu'on continue par mail. ce que j'avais senti et proposé, mais pas pour les mêmes raisons que lui. > Si tu es d'accord tu me donnes un mail ou je t'en donne un...
> Mais que signifie en fait la remarque de Toli ? Sur une rubrique "Spiritualité et religion" à quelles échanges espère-t-il réellement donner accès ? Si ce n'est à prosélytisme OU proclamation de foi !?...
LIBRE ou pas libre sur web-LIBRE !?...
quand même, ça vaut pour moi la peine d'élaborer une réponse, peut-être un peu longue, mais qui se veut claire sur le sujet de cette rubrique ?!...
> @ Toli, bon jour Modérateur,
T'inquiète ! je ne t'en veux pas !
Mais permets-moi de te dire que tu as choisi ce qui est peut-être une belle phrase ou devise, mais qu'il semble bien difficile à respecter dans la pratique, et en l'espèce sur cette question : "Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour obtenir un peu de sécurité ne mérite vraiment ni l'une, ni l'autre."
> Comme quoi, c'est pas facile d'avoir des convictions et de pouvoir les vivre sur le terrain (sur tous les terrains) !
Mais voilà l'occasion pour moi de préciser le sens que je trouve à ce site et à cette rubrique.
Tout d'abord, je vois ici comme ailleurs une confusion ENORME – qui est chez beaucoup de personnes - entre faire effectivement des prosélytes (vouloir amener quelqu'un dans une organisation, religieuse ou non-religieuse d'ailleurs…), et parler de Dieu selon la vérité de ce qu'il est et de qui il est !
Je n'ai donc pas UNE RELIGION dans le sens qu'on donne habituellement à ce mot, et je n'embrigaderai jamais quelqu'un dans une PRATIQUE religieuse ritualiste quelconque.
Pour moi cela n'a et n'aurait aucun sens.
Ma foi, je la vis dans une RELATION vivante, quotidienne, personnelle plus que communautaire, au vrai DIEU.
Car Dieu, oui DIEU – créateur, rédempteur – existe, et on peut le savoir, et on peut vivre des EXPERIENCES, des échanges, une communication et plus encore avec Lui.
Et c'est de cela que je parle : de (re)trouver une relation personnelle, vivante, sensible – qui est naturellement coupée - avec Celui qui a créé l'être humain.
J'en parle et j'y invite et j'en montre le chemin,
1- parce que ce Dieu-là est venu un jour à moi alors que je ne le cherchais pas, et il s'avère lorsqu'on le rencontre - = entre en contact avec Lui - qu'il est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, qu'il est celui qui a envoyé et mis sa vie en une jeune fille vierge d'Israël pour se faire homme et mourir en tant que tel pour que nous puissions précisément (re)trouver un contact spirituel (parce qu'il est Esprit) avec Lui.
Si des religions sont apparues et se sont développées autour de la réalité de ce Dieu-là, ce n'est pas vers leurs pratiques que je conduis ou attire les gens.
Parce qu'il est clair qu'aucune religion ne permet d'établir véritablement un contact permanent avec Dieu – ce qu'il veut…
Et quand bien même, il y a d'autres religions on va dire que les "religions chrétiennes" (terme particulièrement impropre), la question n'est pas là non plus de les dénigrer, mais de faire prendre conscience de A QUOI ELLES SERVENT !? C'est-à-dire comment Dieu voit LE FAIT religieux qui provoque la religiosité de l'homme.
Comment des religions aussi contradictoires que ce qu'on peut les étudier ou en entendre parler, pourraient-elles être données par Dieu, un seul et même Dieu, alors que l'effet de leurs pratiques tourne régulièrement à des animosités, à des querelles, à des guerres ?
Dieu serait-il si bête, qu'il donne à tous les hommes des pratiques religieuses si diversifiées qu'ils ne peuvent que s'entretuer dès lors qu'ils se mettent à penser que LEUR religion (la plupart du temps héritée sans choix ni réflexion) est la meilleure et que si tous les autres la suivaient (= étaient contraints de l'adopter) le monde deviendrait fraternel et mieux vivable ?
C'est notre propre bêtise qu'on doit commencer à soupçonner, plutôt qu'à voir que celle de Dieu serait si folle qu'il est même impossible de croire qu'un Dieu existe !
C'est que le Dieu qui s'est révélé à moi (et quand même à bien des multitude au fil des siècles, pour ne pas dire que j'ai trouvé une nouvelle doctrine…), nous attend au seuil de notre intelligence (puisqu'on pense l'être de façon si supérieure !), de notre liberté (relative) et de notre responsabilité (individuelle) face à des choix entre bien faire et faire le mal ! Je veux dire qu'il nous attend plus précisément ici au plan du religieux, de la religion que tel(le) ou tel(le) revendique (comme étant sienne, voire comme étant la meilleure).
Comme il regarde ceux qui n'ont pas de religion (ils restent avec une conscience morale !), il regarde ceux qui en ont une, et il regarde CE QU'ILS EN FONT !
- Font-ils la guerre à partir d'elle ?
- Font-ils du bien à partir d'elle ?
- Sont-ils hypocrites à partir d'elle ?
- Comment réagissent-ils face à ce qu'ils vivent au quotidien en contradiction manifeste avec ce qu'ils devraient faire ?...
Voilà, pour le Dieu véritable, LA FINALITE de toute religion ou loi morale (conscience personnelle comprise) : Permettre à l'homme, à la femme, de réaliser :
- Combien on n'est pas (= JE NE SUIS PAS !) quelqu'un de spirituel = de doux, aimant, conciliant, paisible, pardonnant, altruiste, solidaire, sensible…), comme il semble que Dieu doit ou devrait être,
- Combien on manque de force et de persévérance et d'entrain et de joie… pour accomplir des exigences religieuses qui devraient nous faire sauter au plafond, si par elles on plaisait véritablement à Dieu au point où sa bénédiction serait sur nous,
- Combien c'est lourd et loin d'être épanouissant que de se contraindre à vouloir plaire à Dieu, alors que ça devrait être autre chose, comment il nous est IMPOSSIBLE D'AIMER DIEU !
Vouloir la grande vérité que doit découvrir tout croyant !
Voilà ce qu'il est possible d'admettre, plutôt que de s'obstiner à poursuivre des pratiques affligeantes.
Parce que le vrai Dieu est Amour, et il ne nous frappera pas si on lui dit : Ô Dieu, j'en ai marre, j'en peux plus de pas être heureux dans ma religion ! Secours-moi ! Fais quelque chose, sinon je ne comprends rien, et je n'ai plus envie de croire que tu existes !
Ainsi le Dieu que je connais n'a pas donné aux hommes des religions POUR LES SUIVRE, servilement, bêtement, mais pour que dans une sincérité minimum, on réalise et admette combien on est, avec ou sans religion, dans une condition misérable, des PECHEURS dit la Bible, perdus loin de Dieu et incapable par nous-mêmes ou par une religion de venir jusqu'à Lui, de Lui plaire, de Lui permettre de nous bénir, de nous réjouir… comme il le voudrait pourtant tant !...
Pécheur, ça veut dire constitué de manière à ne pas pouvoir NATURELLEMENT obéir et/ou aimer Dieu. Etymologiquement, ça veut dire incapable d'atteindr le bur fixé par Dieu : avoir relation avec Lui. Etre bien avec Lui. L'aimer et percevoir aussi son amour.
Ainsi toute religion n'est qu'un moyen : celui de se découvrir pauvre, sans vie, incapable d'aimer Dieu, perdu s'il ne vient pas LUI-MËME à notre rencontre.
Et c'est précisément CE QU'IL VEUT DIRE !
Pourvu qu'on lui en laisse la place. Pourvu qu'on arrête nos simagrées. Pourvu qu'on devienne vrai. Pourvu qu'on le laisse s'approcher de nous et interpeler notre cœur. Pourvu qu'on soit en état d'entendre ce qui est vrai, et de recevoir la vérité.
Ainsi vient-il à nous, ce Dieu qui ne s'impose pas et qui ne se trouve pas dans une pratique religieuse quelconque, mais qui se donne
- à qui se trouve dans un réel besoin, dépourvu de toute secours adéquate, dangereusement dépassé, hagard, perdu…
- ou à qui entend cette vérité que sans une relation personnelle avec Dieu on reste orphelin (spirituel), sans vie comme Dieu voudrait nous la donner.
Il se trouve que cette FINALITE dans laquelle Dieu désire que nous entrions, indépendamment de nos tentations ou œuvres pour Lui plaire, tout cela est écrit dans le Nouveau Testament. C'est comme ça ! C'est pas une idée à moi : ça me précède de beaucoup. C'est même pas de la culture occidentale, ni au départ ni à la fin. Ce n'est pas moi qui ait établi qu'il en est ainsi : C'est Dieu lui-même !
Dès lors, il ne reste que deux possibilités : croire qu'il en est ainsi, et alors tout le potentiel enfoui dans les pages bibliques vont s'activer pour nous, ou ne pas vouloir croire cela, ce qui sous-entend croire autre chose, ou d'une autre manière, et alors l'offre de Dieu, l'alliance dans laquelle il veut que nous entrions pour notre bonheur le plus immédiat et pour un partage ultérieur de son éternité, n'aura pas d'effet pour nous.
Là se trouve la plus grande de nos libertés : choisir de croire, parce qu'on est vrai et on entend les accents d'une vérité qui nous a manqué jusque là, ou se (laisser) détourner, parce qu'on a peur du prix à payer, comme cesser certaines pratiques mauvaises, remettre en cause des acquis qui nous donnaient une notoriété ou une position, ne pas se sentir à la hauteur d'une telle vérité dans notre vie…
Le Dieu véritable fait grâce aux hommes… qui en réalise le besoin. Ce qu'il veut et offre tient d'un échange : lui apporter notre insuffisance, voire notre misère, nos péchés, nos offenses, nos ratés, tout ce qu'on a manqué (pécher = manquer le but), tout ce qu'on a perdu comme temps, ou argent, ou énergie… pour recevoir en retour son pardon, la remise à zéro de notre vie pour un nouveau départ, avec Lui désormais VRAIMENT avec nous.
Jésus n'est pas mort pour autre chose que ce transfert, ayant pris sur lui depuis l'huer de son arrestation jusqu'à la fin de sa crucifixion > tous les effets de notre vie sans Dieu (offenses, honte, souffrances physiques et psychologiques, isolement, détresse, dépression, oppression spirituelle… et la mort qui est séparation d'avec Dieu).
C'est le regard de la foi sur cet événement central toujours potentiellement actif, qui produit le miracle de notre abaissement à ce que nous sommes, de notre repentance, et de la plus grande manifestation de son amour personnel pour nous, dont les deux termes sont :
- son pardon total,
- et le don de son propre Esprit comme vie nouvelle et éternelle, comme force pour marcher dans ce monde victorieusement par rapport aux tentations et autres expressions du mal en nous-même et autour de nous.
Un message universel que je n'ai pas inventé, mais auquel j'ai adhéré après que le Dieu Réel se soit révélé à moi et m'ait fait connaître que c'est là la réalité de ce que vivons et avons à vivre.
Bien d'autres avant moi l'on dit d'autres manières. Autant de multiplication de témoignages auquel on fait bien de prendre garde si l'on ne veut pas passer A COTE (manquer la cible – le partage de son éternité - que Dieu nous offre d'atteindre = continuer à pécher) de la chose qui j'ai compris et reçu comme donnant à notre existence – éphémère - sa raison d'être et d'avoir été.
Bien cordialement.