Bonjour Mana,
Il ne s’agit pas, à mon sens du moins, de s’empiffrer, de se goinfrer, d’ingurgiter, d’engloutir, de se remplir, que sais-je encore, mais, comme je crois l’avoir dis, de déguster, de savourer, de goûter, d’apprécier, d’estimer, de priser, de jouir. Ce, soit disant péché n’est pas celui de goinfrerie, mais de gourmandise. Et je prends cela pour toutes les gourmandises, c’est-à-dire de toutes les gourmandises de la vie. Y voir un péché, ce n’est pas aimer la vie, la succulence d’un repas, l’arôme d’un vin, la fragrance d’une fleur, la subtilité d’une poésie, la délicatesse d’un décor, la magie d’un spectacle, le raffinement d’un échange amoureux, l’élégance d’une amitié choisie, la distinction d’un ouvrage suave. La courtoisie portée à ceux qui nous font la grâce de partager notre vie. Que de péchés en perspective. Que de gourmandises pour se damner.
Cordialement à toi.
Le doute est ma seule certitude