Bonjour,
Je m'inscrit en faux sur les quantités et la présentation de la nourriture à un chiot (8 semaines). A cet âge, il vient de quitter sa mère (en principe) et vient juste d'être sevré. En conséquence, ses défenses immunitaires et son système digestif sont soumis à de forts changements. D'autre part, son estomac est à la fois fragile et extensible; il ne faut donc lui donner que de très petites quantités de cette nouvelle nourriture pour lui, mais très souvent (5/6 fois par jour, n'oubliez pas qu'avec sa mère, c'était toutes les deux heures), et si vous en avez les moyens, continuer un apport de colostrum (le lait de sa mère) acheté en pharmacie ou chez le vétérinaire pendant 1 mois en diminuant la dose petit à petit tout en augmentant proportionnellement la dose de croquettes pour chiots adaptées à la taille future du chien (un chiot pincher, et un chiot dogue allemand, ce n'est pas la même nourriture, car il faut préparer la croissance de la structure du chien qu'il va devenir).
Pas question non plus de laisser des croquettes à volonté. Chaque chiot doit recevoir une quantité quotidienne de croquettes adaptée à son âge et non... n'importe quoi à volonté. Et cette quantité journalière doit être répartie entre les différents repas de la journée.... et de la nuit (surtout au début, 12h de carence, c'est trop pour un bébé chien).
Pour la présentation, effectivement, la nourriture doit être ingérée sur le champ, et quelques minutes plus tard, retrait de la gamelle, qu'elle ait été finie ou pas....... si la dose est bonne, elle est absorbée en moins de cinq minutes à chaque fois..... et pas de rabe.
Puis vers 4 mois, vous diminuerez progressivement le nombre de repas par jour, tout en augmentant la quantité totale journalière en rapport avec son âge et son poids, pour arriver vers 6 ou 7 mois à deux repas par jour (c'est mieux qu'un seul plus copieux, à mon avis, et cela répartit la dose quotidienne sur la journée).
Attention...
surtout pour les grands chiens:
Ne jamais faire courir un chien juste après son repas, au risque de lui faire avoir un retournement de l'estomac..... qui peut lui être fatal.
Pour son éducation, elle peut, je dirai même elle doit... commencer dès son arrivée, ce qui n'est en réalité que la poursuite d'une pré-éducation donnée par sa mère. La première chose à lui faire comprendre, c'est son nom, court et facilement compréhensible (éviter les noms aux consonances voisines d'autres mots usuels du langage courant). Puis viendront deux mots opposés qui seront les plus utilisés dans sa vie de chien: "non" pour toutes les interdictions et "c'est bien" pour toutes les réussites.... ou n'importe quel son auquel vous donnerez "à vie" ces significations, car c'est l'ensemble son+action+intonation qui sera retenu et non un terme de vocabulaire. Pour la même raison, vous pouvez le dire dans d'autres langues, et même user de mots inventés. Je le répète, l'important est de ne plus changer de signification tout au long de la vie du chien, et de toujours faire précéder l'ordre de son nom.
Je ne suis pas non plus pour l'éducation à la récompense, car, bien que cela fonctionne assez bien, c'est inciter le chien à toujours obtenir quelque chose de plus..... et cela en fait souvent par la suite des chiens quémandeurs, ce que je trouve désagréable et mal-élevé..... Sans compter que cette habitude chez le maitre prend parfois des allures excessives juste pour le plaisir mutuel du chien et du maitre, mais au détriment de la santé du chien, car tous ces petits extras devraient être déduits de la dose alimentaire quotidienne, ce qui est rarement fait.
Pour un chien, une grosse bonne caresse, et tout geste d'affection a tout autant de valeur (voir plus) qu'une gâterie quelconque pas toujours bonne pour sa santé.
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.