Je crois qu’on dit les deux : cheval de Prjevalski et cheval de Przewalshi. Il serait en effet, le plus grand ancêtre du cheval domestique que l’on connaît aujourd’hui. Le cheval domestiqué serait apparu il y a entre 5 500 et 4 000 ans tandis que le cheval de Prjevalski serait le descendant de chevaux sauvages vivant dans les plaines d’Europe et d’Asie il y a 700 000 ans. On ne sait pas très bien d’ailleurs ce qu’il en est car son apparence est primitive avec une tête épaisse, des yeux placés en hauteur, de longues oreilles, un gros corps avec une raie de mulet et certaines zébrures sur les membres. En outre, il est petit (1,20 m à 1,30 m), pèse entre 250 et 350 kg, sa crinière mue tous les ans et il a un bout de nez clair. On dit de lui qu’il est impossible à monter ni à discipliner et qu’il peut aussi survivre à d’extrêmes variations de températures par rapport au cheval traditionnel. En outre, par rapport au cheval domestiqué, il a 70 chromosomes et non 24. Il se pourrait donc qu’il s’agisse d’une autre race d’équidés et beaucoup plus ancienne.
Il vit avec de maigres rations et on a longtemps cru que le cheval de Prjevaski était éteint jusqu’à sa redécouverte en 1879 par Nikolaï Mikhaîlovitch Prjevalski en Mongolie. Il vit actuellement avec quelques troupeaux sauvages en Mongolie grâce à une politique de réintroduction de l’espèce ou en zoos ou en parcs. Cependant, sa survie est menacée et le cheval de Prjevalski est même considéré comme une race éteinte par l’Union mondiale pour la nature puisque sa présence en milieu naturel résulte de sa réimplantation par l’Homme. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il est l’une des trois espèces connues du cheval sauvage mais aussi la seule survivante.