Ta ta ta, chère Karol, tu es exactement en train de te faire piéger par tes émotions : c'est ainsi qu'on fabrique beaucoup de souffrance, mais l'important, c'est que Amri semble avoir compris ce que je voulais lui dire (sa réponse à Nono le laisse entendre).
Je n'ai jamais dit que c'était anormal de ressentir, ni que c'était facile de ne pas en rajouter, mais le fait est là : les phénomènes aparaissent puis disparaissent en fonction de causes et conditions et, que ça nous plaise ou non, les choses sont comme elles sont !
Devant ce constat nous avons deux possibilités :
- soit nous refusons et montons nos émotions en mayonnaise ("ce n'est pas juste"... "mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?"... "il n'y a vraiment qu'à moi que de telles choses arrivent, je n'ai vraiment pas de chance", "quel salaud ce type", "j'espère qu'il va en baver comme moi, ça lui apprendra"... etc., etc.) et là, c'est toute une vie de souffrance garantie !
- soit nous comprenons que la situation est ce qu'elle est, que, quoi que nous fassions, nous ne pouvons rien améliorer en notre faveur et qu'il est plus intelligent de renoncer à vouloir quand même et d'accepter... accepter que cela soit ainsi, accepter de ressentir la douleur : à ce moment là, le deuil peut se faire ; cela prend le temps que cela prend, mais la situation évolue vers une amélioration, une libération, un soulagement qui permet au coeur de s'ouvrir à la vie, à ce qu'elle continue à nous apporter... et dans le tas, s'il y a encore et aura toujours des moments pénibles, douloureux, il y a aussi beaucoup de moments heureux...
C'est l'histoire du verre considéré soit à moitié vide, soit à moitié plein !
Comme dirais notre grand philosophe Coluche : "Choisis ton camp, camarade !!!"
Et j'espère sincèrement avoir aidé Amri à voir où trouver son bonheur, c'est à dire en son coeur, car, je persiste et signe : le bonheur étant un sentiment, nous sommes la seule personne à pouvoir le générer en nous-mêmes !
Sinon, concernant "la Fée Salope", la première fois que j'ai cité cette pointe, j'en ai expliqué la provenance : c'est une phrase d'un show de Michèle Bernier, "Le démon de midi", monologue d'une femme larguée avec leur petit garçon par son mec pour une jeunette d'un humour décapant... A ce moment du sketch, elle porte une coiffe de fée et, visiblement, la scène se passe au nouveau domicile de l'ex en la présence du petit et de la nouvelle amie du papa :
le petit(léchant une sucette) : " et ben, tu sais, ma maman elle dit que tu es une fée !
elle (étonnée) : ah bon ?!?!
le petit : ouais, la fée salope "
Désolée, mais tout le monde a ri et moi aussi, donc, j'ai repris le terme et l'ambiance, simplement parce que la situation d'Amri m'a rappelé ce spectacle et que ça m'a semblé approprié : point de haine ni de mépris dans tout cela...