Des accidents de travail, pas vraiment ! Cela parle du modèle américain qui s'installe en France depuis une trentaine d'année et qui consiste à presser les employés pour en exprimer tout le jus et à le jeter lorsqu'on le considère sec.. sans considération aucune pour les droits élémentaires et pour la dignité humaine : une seule motivation, faire du fric tout de suite et beaucoup !
Dans un premier temps, on pousse les employés à penser que leurs collègues ne sont plus des collaborateurs, mais des ennemis à abattre pour progresser personnellement. Ainsi, la compétition qui s'instaure, aidée de l'ombre planante du chômage, pousse les employés à se dépasser pour être toujours plus productifs.
Le processus poussé à l'extrême aboutit à l'effet inverse : des employés sont préts à saborder l'entreprise pour rester dans la course ! Empêcher le meilleur, ou la personne hiérarchiquement supérieure, de travailler correctement et de réaliser ses objectifs devient la solution pour masquer des performances moins reluisantes.
L'ambiance au travail devient épouvantable, entre la compétition, les chausse-trappes et les mises au placard, d'où une recrudescence de dépression et de suicides "professionnels".
Tout est permis : un vigile de la grande distribution témoigne notamment de la façon dont ils s'y sont pris pour virer un handicapé dont ils n'avaient pas à se plaindre (mais qui était handicapé !) et d'une hôtesse d'accueil, hélas pour elle syndiquée. Un portefeuille soi-disant trouvé a été donné au pauvre homme pour qu'il aille le remettre à l'hôtesse de caisse. Normalement, il aurait dû être accompagné d'une autre personne pour éviter tout litige ; ce ne fut volontairement pas le cas. Il a remi le portefeuille à l'hôtesse puis est reparti : seconde erreur, car l'hôtesse, devant les témoins qui auraient dû être deux, était censée ouvrir le portefeuille, sortir ce qu'il y avait dedans pour trouver une preuve d'identité et ranger le portefeuille pour le remettre à ses supérieurs s'il n'était pas réclamé. Dans le portefeuille (bien sûr, puisque c'était un appât !) il n'y avait aucune pièce d'identité, mais des billets sans plus aucun propriétaire.. ce qui arrondi bien évidemment un petit smic. L'hôtesse, bien sûr, prend les billets et les met dans sa chaussure... le tout filmé, bien sûr. On la convoque, on la confond et on lui demande de signer une déclaration pour harcèlement sexuel de la part du handicapé. Espérant s'en tirer comme ça, elle s'exécute... pour repartir entre deux gendarmes : moralité, deux employés virés sans préavis et sans indemnité de licenciement !!!
Dans ce reportage - à voir absolument, surtout si vous avez l'âge de vous lancer dans la vie active ou celui de vous faire virer parce que votre ancienneté coûte trop cher ! - on vous explique tous les rouages du système !!!