Je viens de jeter un coup d'oeil rapide à des documents relatifs à la gestalt thérapie, et certains éléments paraissent susceptibles d'apporter quelques progrès. Cependant, la méthode, quand elle est appliquée à l'autisme est viciée dès le départ par l'approche psychanalitique, alors que le syndrome est d'ordre neurologique.
D'après ce que j'ai pu comprendre, les symptômes de l'autisme traduisent la difficulté ou l'impossibilité par le cerveau d'interpréter les signaux lui parvenant des organes sensoriels. Ceci nécessite une rééducation, car l'apprentissage naturel par l'imitation ne se fait pas. De plus l'enfant est incapable de "généraliser" un comportement. Il faut donc aussi lui apprendre qu'un comportement peut être appliqué à un autre contexte que celui de son apprentissage (le "bonjour" n'est pas que le mot que la maman prononce le matin au réveil, c'est aussi un signe de bienvenue à un nouvel arrivant,...
Dans le cas de l'autisme, le travail de groupe ne marchera pas si la capacité d'imitation n'a pas été développée auparavant. De plus, un enfant autiste est sujet à des colères longues et violentes qu'un non initié ne pourra pas maîtriser et qui vont perturber gravement le groupe et le faire exclure de celui-ci. Une approche individuelle donne de meilleurs résultats au départ d'autant plus que des rééducations de la motricité sont souvent nécessaires (retard de la station debout et de la marche, imprécision des gestes,...).
Le syndrome d'Asperger est un cas particulier d'autisme "léger" avec une caractéristique à la fois intéressante et pénalisante: les sujets atteints ont une mémoire exceptionnelle (mon petit fils connaissait toutes les lettres de l'alphabet à moins de 2 ans et demi (*) ainsi que les chiffres.
Bref, je me laisse emporter par le sujet, alors que je voulais simplement mettre en garde contre toutes les formes de sectes qui voient les parents d'enfants handicapés comme des proies faciles.
(*) anecdote chez un psy étonné de ceci:
- "montrez moi" - l'enfant (dont le prénom commence par L) énonce toutes les lettres lentement jusqu'au L et hésite longuement, il reprend ensuite avec l'aide de sa maman et bloque une dernière fois sur le W.
Commentaire du "médecin":
- "voyez, il ne répond pas à l'appel de son prénom et il bloque sur la lettre qui commence celui-ci, c'est un signe"
Réponse des parents:
- "et que dire à propos du blocage sur le W ?"
Silence géné et visite chez un autre médecin