Je pense au contraire, que le chômage des jeunes est dû à la formation et aux diplômes. Depuis des dizaines d'années, le travail technique et technologique a été dévalorisé, la "France des bobos" préférant des diplômes universitaires, littéraires ou scientifiques pour les jeunes... Cela ne date pas d'hier, car déjà, 30 ans en arrière, les jeunes qui suivaient des filières techniques étaient mal considérés et c'est là où l'on plaçait les plus mauvais élèves...
La France et son Education nationale ont eu tout faux depuis des décennies... D'autant plus aussi, que les profs ne sont plus les anciens profs, ceux qui faisaient leur métier par vocation sans prétendre à la sécurité de l'emploi...
Les questions essentielles à se poser sont : pourquoi un menuisier-ébéniste serait-il inférieur à un prof de Français ? Pourquoi un couturier, un coiffeur, seraient-ils inférieurs à un médecin ? Pourquoi un plombier, un maçon, un électricien, une décoratrice d'intérieur seraient-ils inférieurs à un avocat ?
Pourquoi ne permet-on pas à des enfants de suivre leur instinct et de s'épanouir dans ce qu'ils savent faire de mieux plutôt que de les obliger à obéir à des schémas de pensée ridicule ?
Résultat ? Il y a des tas de profs qui ne savent pas transmettre leur savoir car ils ont opté pour un titre, une carrière et des facilités... Les profs ne savent plus être des comédiens qui captivent leur auditoire... Résultat ? Il y a des tas de mômes qu'on a jugés "nuls" et qui sont parqués dans des filières qu'ils n'ont jamais souhaitées. Résultat ? Il y a plein de gosses qui sont en scientifique et qui n'ont rien à y faire...
C'est donc plus, outre le problème de l'orientation et de la formation, une question sociétale qui a porté des valeurs supérieures sur ce qui n'aurait jamais dû être.
Le problème c'est que ces valeurs sont si ancrées (on est bien que si l'on a fait des études) que les études ont valeur de sacré pour les recrutements et l'on occulte les valeurs humaines de l'individu... Ce qui est complètement stupide et bien arriéré par rapport au Moyen-Âge, car, à cette époque, les femmes et les hommes se partageaient économiquement le pouvoir et chacun pouvait réaliser son rêve de métier sans avoir à supporter une telle pression sur les épaules...