Morale et éthique la différence ?



jack
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 katia68 a écrit [19/06/2008 - 09h56] 
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katia68

Faire la morale: réprimander quelqu'un, conclusion pratique que l'on...



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Réponses



 katia68 a écrit [19/06/2008 - 09h56 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
katia68

Faire la morale: réprimander quelqu'un, conclusion pratique que l'on tire d'une histoire ou d'un fait.
éthique: qui concerne les principes de la morale, ensemble de règles de conduite.
il n'y a pas une grande différence, tout dépend ensuite du contexte




 Mana a écrit [19/06/2008 - 11h38 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Mana

La morale, l'éthique... l'étique, la morale.... :-o

Ce qui est certain c'est que la morale autant que l'éthique peuvent changer avec leur époque, la civilisation...
On a pas la même éthique dans tous les pays du monde, la morale non plus...
C'est assez difficile à exprimer car ce sont des conduites dictées par une société qui trouve des normes qui ne correspondent pas forcément à celles de tout le monde.
Normal, pas normal ? Est-ce que mes conduites entrent dans la morale et l'éthique que mes parents, mon entourage, mes profs mon appris ? Ai-je bien conscience du bien et du mal ? :-| :-o




"If you talk to God you're religious. If God talks to you, you're psychotic."


 karol a écrit [19/06/2008 - 16h07 ]  
karol


Succinctement - parce que je n'ai pas beaucoup de temps - voilà comment je définirais les concepts de moral et d'éthique.

La morale relève du BIEN et du MAL, l'éthique relève du BON et du MAUVAIS. La morale condamne et se veut universelle, l'éthique conseille et dépend d'un contexte donné.




Nulle intelligence pour ce que nous faisons, rien que des éloges ou des blâmes.


 carter a écrit [20/06/2008 - 00h13 ]  
carter

La morale renvoie à la vie personnelle; aux règles qui nous dictent ce qu'il faut faire ou ne pas faire: "est-ce bien d'abonder dans le sens de cette connasse au premier rendez-vous, de la faire croire que je souhaite une relation sérieuse... alors que je ne veux que me la faire? " est un problème MORAL. La morale est pratique; fonctionnelle...

L'éthique, par contre, est affaire de théorie. Tandis que la morale tient aux règles qui encadrent nos vies, l'Ethique est le SYSTÈME qui engendre ces règles...C'est le système qui JUSTIFIE ou non la moralité de nos actes. Dans le cas de la sortie foireuse avec la pétasse, on peut pourra répondre à la question -si on suit des éthiques différentes- de la façon suivante:

-Non, c'est immoral car elle elle s'oppose à la maxime universelle et nécessaire d'agir de telle sorte que chacun de vos actes puisse devenir valeur universelle (l'éthique de KANT) : si je décide de mentir, je dois réfléchir à ce qui se passerait si tous les hommes mentaient aux femmes: elles seraient de plus en plus paranoïaques et le monde des relations sexuelles deviendrait invivable (rappelez vous le nombre de femmes qui vous font payer une déception amoureuse parce qu'un autre mec "a brisé leurs coeur" ...)

-d'un autre coté, je pourrait dire c'est moral en reconnaissant dans cet acte l' impératif hypothétique qui fait les délices de l'éthique de Machiavel et qui dérange tant Kant: on peut se dire qu'il faut bien se plier aux exigences des circonstances et ici, mentir est un moindre mal car faut bien baiser et qu'il est dur de trouver une bonne nympho...

Conclusion: L'éthique fonde la morale mais on peut avoir une bonne morale sans forcement voir le système qui le produit (après tout, l'éthique sophistiquée de machiavel apparait intuitivement contre-nature. Et pourtant il a fondé un bon système dessus...) Morale et éthique sont complémentaires mais comme cette distinction est purement théorique; on eut dire que ces mots sont équivalents car ils se réclament tout deux d'un universalisme... Bien malin celui qui les distinguera l'un de l'autre...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 karol a écrit [20/06/2008 - 10h44 ]  
karol

Selon Max Weber il y a deux types d’éthique : l’éthique de la conviction (qui pour moi, s’apparenterait plutôt à la morale) et l’éthique de la responsabilité.

Dans le premier cas, on obéit à des valeurs considérées comme absolues, « je ne dois pas mentir, je ne dois pas tuer, etc. » Ici, nous sommes très proches de la conception de Kant. Je le cite «Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle. » Chez Kant ce sens du devoir (qui s’oppose à la recherche de son intérêt personnel) aboutit à la vertu mais pas forcément au bonheur et encore moins au plaisir. Il parle d’effort « méritoire » et recherche l’intention parfaite qui pourrait, à ce titre, être érigée en règle universelle.

Dans le second cas – toujours selon Weber - on prend en considération la répercussion de ses actes pour déterminer ce qui est bon ou mauvais, quitte à prendre quelques libertés avec les règles morales (exemple : dans certain cas le mensonge peut s’avérer salutaire même s’il est condamné par la morale qui prétend qu'il faut toujours dire la vérité). Ici, on le voit bien, on s’intéresse à des valeurs relatives : ce qui est bon pour l’un peut être mauvais pour d’autres. Pour moi, cette conception se rapproche plus de ce que nous appelons communément « éthique ».

D’autres philosophe comme Spinoza ou même Epicure préfèrent se demander comment vivre pour atteindre le bonheur et la sagesse en ne nuisant pas à autrui. Pour ces derniers cela ne consiste pas à suivre des valeurs transcendantes et absolues. Leur conception de l’éthique différent radicalement de celle de Kant.

Pour résumer, c’est au nom de la morale que l’on dira : « c’est bien, ou c’est mal ». C’est le propre du jugement moral. Ces valeurs sont implicitement considérées comme invariables et absolues, c’est ce qui leur donne leur légitimité et leur pouvoir de condamnation. Pour finir, je me réfèrerai à Paul Ricoeur qui considère que la morale recouvre le domaine de l’obligation.

Voilà. Quoiqu’il en soit la définition de ces concepts est mouvante et varie d’un philosophe à l’autre. La morale étant, pour Weber, similaire à l’éthique de conviction, on peut éventuellement dire que la morale est une forme particulière d’éthique. En ce qui me concerne, je préfère distinguer les deux selon ce que j’ai exposé précédemment.




Nulle intelligence pour ce que nous faisons, rien que des éloges ou des blâmes.


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