Il n'y a jamais eu de moyen propre de trucider les criminels. L'injection létale est actuellement contestée par les ricains mais la chaise électrique ne vaut guère mieux en terme d'élimination de son prochain. Si l'objectif est d'éviter la souffrance au criminel et de ne pas s'y reprendre à plusieurs fois, ce qui relèverait de l'inhumanité; c'est tout simplement impossible car il y'a trop de variations interindividuelles quant aux doses mortelles. Bref, le risque de dérapage sadique un brin dégeulasse a toujours existé et il en sera toujours ainsi: il n'y a pas de moyen fiable à 100% pour trucider son voisin. Et l'idée d'une peine de mort propre est un mensonge, pur et simple… Qu’il s'agisse de fusillade, d'injection létale ou de chaise électrique .Et celui depuis le début…
Le premier criminel à avoir subi la chaise électrique fut Francis Kemmeler, le 6 avril 1890. Les scientifiques dont Edison avaient prétendu détenir là une façon propre d'éliminer les rébus de la société. C’est d'ailleurs le génial Edison qui le prétendit lui-même alors qu'il était abolitionniste mais se disant « réaliste », il préféra superviser l'invention d'un outil sans douleur et rapide plutôt que de laisser tuer de façon abominable des criminels. Il démontra qu'un courant de 300 volts durant 15 secondes tue sans bavure un être humain ; ou du moins des orang-outans (nous sommes actuellement à plus de 2 250 volts) …
Kemmeler allait donc subir le premier les attentions de la chaise électrique. Nous sommes le 6 avril 1890 et il est 6heures30.
« Sous l’impact, Kemmeler fut saisi de violents soubresauts et la chaise, malgré son poids, commença à tanguer dangereusement et faillit même se renverser. Les officiels décidèrent, à l’instant même que, dorénavant, elle sera fixée au sol. Kemmeler était toujours vivant. Alors on lui envoya une seconde décharge. Le corps du supplicié devint rouge vif. Sa chair commença à brûler, dégageant une forte odeur et une fumée ocre qui enveloppa la tribune des témoins. Au bout de trois minutes, on coupa le courant. Horreur ! L’homme semblait encore vivant on remit le courant …»
Bref, la première exécution fut abominable et Edison se fit taper sur les doigts par le gouvernement…
Ce « couac » se retrouva tout au long des exécutions :
- en 1984, un détenu de la prison de Georgie, résista à de longues décharges électriques. « La première, bien que longues de deux minutes, ne le tua pas et, pendant la durée des deux autres, il se débattit en essayant de résister. Après cela, les médecins l’examinèrent et déclarèrent qu’il était toujours en vie »
-en 1985, dans l’Indiana, l’exécution de william Vandever se passa aussi fort mal. Il fallu pas moins de 17 minutes pour l’achever…
-en 1991, on s’y remit aussi à plusieurs fois pour éliminer le criminel Derick Paterson …
Tuer proprement son prochain, c'est-à-dire sans souffrance et rapidement est impossible car trop de variations interindividuelles interviennent. Tel est la thèse du livre « Peine de Mort » de Martin Monestier dont j’ai tiré les exemples et mis entre parenthèse certains passages…Chochise devrait le lire…
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"