Alors, là, la réponse est très simple :
depuis quelque temps, les entreprises, quelles qu'elles soient, se sont aperçu qu'il était plus rentable de faire bloc plutôt que de se faire concurrence ! Un seul perdant, le consommateur ! C'est franchement évident pour les opérateurs de téléphonie mobile, par exemple ! Le credo, maintenant, ce n'est pas de satisfaire le consommateur, mais de le plumer !
Les assurances ne sont pas en reste : partager les torts, c'est peut-être partager les dégâts matériels, mais c'est surtout la possibilité de faire sauter les bonus et, le temps que le consommateur revienne à son niveau antérieur, il a largement remboursé x fois le remboursement des dégâts ! D'autant que, avec ce système, bon nombre d'automobilistes, sachant maintenant cela, se défilent tant qu'ils le peuvent, limitant ainsi le nombre de déclaration de sinistre, ce qui est tout bénéfice pour l'assureur au détriment du pauvre consommateur tout juste bon à payer ses primes et qui se retrouve avec un sinistre sans constat de rempli !
Mais, les copains, le pire reste à venir ! Je vous préviens pour en faire la triste expérience, que, maintenant, en ce qui concerne la multirisque habitation, ce n'est plus l'assureur du responsable qui indemnise, mais l'assureur de la victime ! Je vous laisse imaginer la suite : si vous vous déclarez victime d'un sinistre, on vous vire ! Quant aux remboursements, on en arrive à devoir saisir les tribunaux : depuis quatre ans nous attendons la fin d'un remboursement suite à un problème ; nous avons accepté, pour en finir avec cette histoire, un règlement amiable de 460 euros, ce qui était largement inférieur au coût du sinistre, et nous n'avons reçu que 150 euros de la part de notre assurance qui, depuis, fait la sourde oreille à nos courriers en recommandé AR.
Une de nos amies est tombée gravement malade et se trouve en incapacité temporaire de travail depuis plus d'un an. Elle avait souscrit, dès le début de son activité libérale, une assurance pour la garantir contre ce type de problème. A raison d'une moyenne de 120 euros par mois, vous imaginez ce qu'elle leur a laissé pendant près de quinze ans d'activité. Ils lui ont versé ses indemnités pendant six mois et refusent de continuer à honorer leur contrat. Ils avancent des tas de raisons, genre vice de forme ou fausse déclaration et elle n'a plus aucun revenu pour survivre et assumer ses enfants. Bien sûr, elle pourrait entamer une procédure, mais en attendant, elle n'a rien pour vivre et les procès sont longs et onéreux.
Bref, en deux mots, sortez couverts !!!!
Ne vous assurez plus que du minimum obligatoire, et pour les mauvais coups du sort, essayez de mettre vos billes dans quelque chose qui engrange suffisamment !
Et faites attention aux placements bancaires : la bourse se casse la figure et les banquiers rament dans la même direction que les assureurs !