connexion
communaute
shopping
annuaire
questions
actualite
accueil
 

La scarification doit-elle être considérée comme un art corporel, sachant qu'elle fait mal, même si le résultat est beau ?



titoo
Cette question a été posée par Titoo, le 18/09/2007 à à 14h44.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Art corporel.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 



Réponses



 Mana a écrit [18/09/2007 - 16h17] 
Mana

En Afrique de l'ouest ainsi que chez les aborigènes d'Australie et de Nouvelle Guinée, il existe encore des tribus qui, pour marquer leur appartenance à un groupe ou pour remplacer en quelques sortes le tatouage, font des incisions parfois très profondes dans la peau pour marquer un contraste afin de dessiner un symbole. Chez eux, la scarification signifie encore quelque chose.
Par contre, selon moi, en occident, la scarification n'est que le reflet d'un profond mal être d'une personne, ça n'a rien de joli quand c'est fait pour exprimer je ne sais quel spleen ou désespoir.... Le tatouage aussi fait mal, pourtant c'est un art corporel, mais la scarification est une mutilation à proprement dit, cela ne rend en aucune manière le corps plus agréable à regarder, bien au contraire.
Sans même parler de l'automutilation pathologique qui peut même dégénérer en addiction, je dirai que la scarification "à l'occidentale" n'est que le reflet d'un désordre qui se manifeste par le message "vous avez vu ce que je peux endurer" .....




"Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache." R. Devos


 Ley a écrit [18/09/2007 - 17h22] 
Ley

J'ai vraiment du mal à considéré la scarification comme étant un art corporel. Je pense qu'il y a tout de même certaines limites à ne pas franchir. Par exemple, même si je m'intéresse beaucoup à l'art contemporain je trouves parfois que certains artistes vont trop loin. Ce n'est pas toujours évident de définir ce qui est de l'art et ce qui n'en est pas. C'est tellement subjectif. Pour ce qui est de la scarification qui se pratique dans des tribus aborigènes, ça relève plutôt du domaine de la tradition et de la culture que de l'art ! Mais se scarifier sans véritable raison, ça n'a pas de sens. Enfin ! C'est mon point de vue personnel...Pour moi, la scarification n'est pas un art !!!




Rien ne sert de courir, il faut partir à point...


 Vianvian a écrit [19/09/2007 - 03h28] 
Vianvian

Où ira-t-on si on se laisse dire que la scarification est un art ? Eh bien, je vais y répondre :

"Je m'appelle Bruno, j'ai 45 ans, et je suis artiste. Oui, artiste sur nature vivante. Je prends des sujets vivants, souvent des humains. L'ancêtre de mon art est la chirurgie. On l'employait à des fins médicales, mais l'art repousse les limites de l'utilitaire. Moi je charcute mes sujets, je déplace les organes, voire les membres. Le résultat est purement esthétique. Il ne sert à rien, c'est une oeuvre d'art. Parfois mes sujets meurent des suites de leur re-création. Mais qu'importent leurs souffrances ? C'est le prix à payer pour afficher une esthétique hors du commun ! Vous me parlez de blessures, je vous parle d'une réalisation. Vous me parlez de victimes, je vous parle d'oeuvres. Vous me parlez de crime, je vous parle d'art. Jack l'éventreur était un artiste à sa façon, lui aussi. On reconnaissait son coup de crayon aux toiles qu'il laissait derrière lui."

Voilà où on en arriverait si on désignait un tel acte, parfois commis par contrainte, comme une espèce d'art. Ça légitimerait de nombreuses souffrances inutiles ; je suis contre.

D'ailleurs, en écrivant cela, je n'ai pu m'empêcher de penser à cet ouvrage : "Quand j'étais une oeuvre d'art," d'Eric-Emmanuel Schmitt. Excellent bouquin sur ce sujet, précisément.




Vian²


Répondre à Titoo



smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek

    


 Je souhaite être alerté des prochaines réponses







Poser votre question !   Poser votre question !