Je suppose que cette question a un rapport avec la pollution ? L’air est fait d’azote pour 78 %, d’oxygène pour 21 % et d’autres gaz rares dans une proportion de moins de 1 % : l’argon, le néon, le krypton et le xénon ainsi que d’une infime partie de dioxyde de carbone. Il y a aussi quelques vagues traces d’hydrogène et d’ozone ainsi que de radon. L’ensemble de ces gaz qui resterait identique au sec dans ces proportions, serait considéré comme un gaz parfait. Mais l’air de la Terre est souvent humide car il contient aussi de la vapeur d’eau. Il peut aussi contenir des oxydes d’azote, du dioxyde de soufre et quelques substances en suspension ainsi que des poussières et des micro-organismes. Près du sol, il y a très peu en général de vapeur d’eau qui stagne dans les hautes sphères ou au-dessus des mers. Tout dépend du climat et de la température mais aussi de l’altitude. Quant au taux de dioxyde de carbone, il varie aussi avec le temps (par exemple ce gaz se dissout moins dans l’atmosphère en cas de fortes chaleurs et il agit comme une chape de plomb ou une serre)… L’on a noté que le taux moyen annuel de dioxyde de carbone augmentait de 1,2 à 1,4 ppmv par an (partie par million en volume). Ainsi, avant la révolution industrielle du XIXe siècle, ce taux était estimé à 278 ppmv contre 384 en 2008 (0,0384 % de l’air). Outre le dioxyde de carbone qui contribue au réchauffement climatique, le méthane insufflé dans l’air contribue aussi à l’effet de serre et ce taux ne fait qu’augmenter lui aussi : de 0,8 ppmv avant l’industrialisation, on est passé à un taux de 1,6 ppmv en 1996. Le méthane est essentiellement produit par les pets et les rots de vaches. En proportions, la nocivité du dioxyde de carbone en tant que gaz à effet de serre est moindre que celle du méthane (un indice contre 23, c’est-à-dire que le méthane est 23 fois plus nocif selon la norme GWP Global Warming Potential ou équivalent CO2).